Dans la majestueuse cathédrale de Bordeaux, l'association Cathedra propose une soirée exceptionnelle ce 21 mars. Le "Stabat Mater" de Vivaldi sera interprété par son ensemble baroque et la mezzo-soprano Anouk Defontenay, avec la participation des danseurs Hélène Bernadou et Riccardo Zuddas, qui signent également la chorégraphie. Ce dernier évoque la souffrance de Marie face à la crucifixion de son fils, présentant une approche novatrice de cette œuvre classique.
L'interprétation de Zuddas promet d'être contemporaine et émotionnelle. "Je me concentre sur un solo au sol, comme si la terre m'attirait", explique-t-il. "Il y aura des moments très impulsifs à la fin, lorsque la souffrance est à son comble." La chorégraphie mettra également l'accent sur l'expressivité faciale, car Zuddas souligne que "75 % de cette interprétation repose sur l'émotion." Au-delà de la danse, la dimension monumentale de la cathédrale apportera une profondeur inédite à la performance.
L'identité de la cathédrale
La cathédrale Saint-André représente bien plus qu'un simple cadre : elle influencera la mise en scène. "Je n'aurais pas imaginé la même pièce dans un autre lieu, comme le Grand-Théâtre", confie Zuddas. L’obscurité ambiante et les jeux de lumière enrichiront l'interprétation. Les musiciens et la chanteuse, présents sur scène, contribueront également à la puissance de l'expérience.
Riccardo Zuddas met en avant la portée universelle de cette pièce. "La douleur d'une mère qui perd son fils touche tout le monde, croyant ou non. Chaque spectateur peut interpréter le "Stabat Mater" à sa manière," conclut-il, illustrant ainsi la profonde humanité qui se dégage de cette œuvre.
Rendez-vous donc ce samedi 21 mars à 20h30. Tarifs : 15-40 euros. Plus d'infos sur cathedra.fr.







