Qui a dit que les Français faisaient moins de bébés ? Alors que les chiffres de l’Insee révèlent une chute du taux de natalité, enregistrant 645.000 naissances vivantes en 2025, contre 832.799 en 2010, une région fait exception : les Pays de la Loire.
Entre 2024 et 2025, cette région a réussi à maintenir son nombre de naissances, atteignant 35.400 naissances, égalant ainsi le chiffre de 2024. Les données de l'Insee soulignent que la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Vendée, avec des augmentations respectives de +10,3 %, +4 %, et +8,9 % sur dix ans, contribuent à cette stabilité.
En revanche, la Mayenne et la Sarthe voient une légère baisse de la natalité, avec -1,3 % et -0,4 % de naissances respectivement entre 2016 et 2026.
Une dynamique régionale complexe
Cette stabilité est le résultat de deux dynamiques opposées, comme l'explique l'Insee : la fécondité des femmes diminue, tandis que le nombre de femmes âgées de 20 à 40 ans augmente de 0,7 %, tirant ainsi les chiffres vers le haut.
Pour donner une idée de l'ampleur de la baisse nationale, comparons avec d'autres régions : la Bretagne a enregistré 28.600 naissances en 2024, contre 28.200 en 2025. En Auvergne-Rhône-Alpes, une chute encore plus marquée est observée, passant de 78.300 naissances en 2024 à 76.000 en 2025.
Une croissance démographique à surveiller
Les Pays de la Loire affichent une croissance démographique de 6,1 % sur dix ans, soit 2,4 % de plus que la moyenne nationale. Cette augmentation est attribuée à un solde migratoire positif, avec davantage d'arrivées que de départs, une tendance à l'œuvre dans plusieurs régions, à l'exception de la Corse, qui connait une croissance supérieure à 10 %. Cependant, l'Insee avertit que le solde naturel de la région se creuse, le nombre de décès ayant atteint 38.000 en 2025, soit une hausse de 700 par rapport à l'année précédente.
Ce phénomène de stagnation des naissances a suscité diverses opinions parmi les experts. Jean-Pierre Deleuze, démographe à l'Insee, a déclaré : "Cette situation met en lumière des dynamiques sociétales variées. Les initiatives incitatives sur la parentalité pourraient s'avérer nécessaires pour inverser la tendance à long terme."







