Cet été, je suis devenue l'une des nombreuses victimes d'escroqueries bancaires. Alors que je profitais d'une journée à la plage, mon sac avec mon portefeuille a été volé. Heureusement, j'ai rapidement pu suspendre l'utilisation de ma carte bancaire via mon application mobile. A priori, tout semblait sous contrôle.
Tout a changé trois jours plus tard, lorsque le service de fraude de ma banque a appelé mon mari. En route, en pleine déviation, il a vérifié le numéro qui apparaissait sur son écran: c'était bien celui que nous avions reçu pour signaler des fraudes. Il a donc décidé de répondre.
Une méthode d'escroc bien rodée
Au téléphone, un homme très poli s'est présenté comme un conseiller de la banque. Il a signalé des paiements suspects dans des boutiques de luxe à Londres, demandant à mon mari de confirmer s'il avait effectué ces transactions. Évidemment, il a nié, et l'escroc a proposé de résoudre le problème via une opération de sécurisation. Mon mari, bien que sceptique, a suivi ses instructions en partageant son écran sur WhatsApp.
Pour prouver sa présence en France, il a réalisé un virement entre ses comptes, qui fut aussitôt annulé par l'escroc comme preuve de validité de l'appel. C'est alors que le faux conseiller a proposé d'envoyer un coursier récupérer notre carte. À ce moment-là, les doutes de mon mari sont devenus réalité. Il m'a immédiatement appelé pour me relater la situation, et j'ai immédiatement senti que quelque chose n'allait pas.
La désillusion et la réalité des fraudes
Après avoir contacté le numéro SOS fraude, j'ai confirmé mes inquiétudes: c'était une arnaque. Nous avons rapidement bloqué tous nos comptes - cartes désactivées et accès internet suspendus. Malheureusement, nous avons découvert qu'un virement important avait déjà été effectué vers un compte au Mexique. Nous devions maintenant préparer un dossier pour tenter de récupérer notre argent.
Cette expérience prouve à quel point les escrocs sont habiles et persuasifs. Ils utilisent même des copies d'écran pour usurper le numéro officiel de la banque. Selon notre établissement, cela fait partie de la méthode qu'ils utilisent pour tromper les victimes. Heureusement, cette usurpation prouve qu'il n'y a pas eu de négligence de notre part, conformément à la législation monétaire. Il ne me reste plus qu'à apaiser mon mari qui, comme tant d'autres victimes, se sent coupable. Nous devons nous rappeler que c’est l’escroquerie qui est à blâmer, et non la victime.







