De retour en France après un calvaire de plus de trois ans en captivité, Cécile Kohler et Jacques Paris partagent un témoignage accablant sur les conditions inhumaines qui ont marqué leur détention. Ils décrivent un quotidien empreint d'isolement et de tensions psychologiques permanentes.
Arrêtés en mai 2022 lors d'un voyage en Iran, ils étaient présents au village de Soultz le 25 avril pour célébrer la restitution de leurs portraits à la mairie. Lors de cet événement, ils ont accordé une interview aux Dernières Nouvelles d’Alsace, où ils révèlent les détails sombres de leur expérience.
Dans cette interview, Kohler et Paris décrivent un « traitement extrêmement dur » au cours de leur incarcération, marqué par l'isolement et des pressions psychologiques constantes. Jacques Paris souligne : « Ils usent de techniques bien rodées. Vous êtes isolé, votre sommeil est perturbé, et vous dormez par terre sous une lumière vive, allumée 24 heures sur 24, ce qui provoque des troubles digestifs. » Cécile quant à elle, évoque cette période comme une « épreuve humaine terrifiante ».
Un quotidien sous pression constante
Dès les premiers jours de leur emprisonnement, Kohler et Paris relatent une réalité déstabilisante, où les horaires de repas sont sans cesse modifiés. Ils sont contraints de vivre dans un espace restreint, avec des sorties minutieusement surveillées, les yeux bandés. « Votre univers se limite à 9 m². Endurer cela, enfermé dans une pièce aussi petite, est extrêmement difficile. Se limiter à deux douches par semaine, c'est véritablement insupportable, » explique Cécile Kohler.
Alors qu’ils retrouvent la liberté, leurs récits suscitent l'émoi, rappelant l'importance de défendre les droits des citoyens retenus injustement. Selon l'écrivain Jean-Claude Guillebaud, « ces témoignages sont essentiels pour éveiller les consciences sur les réalités du régime iranien. » Leur retour en France ne marque pas la fin de leur combat, mais plutôt le commencement d'une nouvelle voix à porter pour ceux qui restent.







