Les températures estivales ne cessent d'augmenter chaque année, rendant les conditions de travail de plus en plus difficiles. En réponse à ces défis climatiques, le gouvernement a instauré un décret visant à renforcer les responsabilités des employeurs concernant la protection de leurs employés face à la chaleur.
Des mesures adaptées aux alertes météorologiques
A partir du 1er juillet, les employeurs devront surveiller les alertes de Météo-France, qui classifie les départements selon quatre niveaux de vigilance (vert, jaune, orange, rouge). Dès qu'une alerte est émise, il est impératif d'évaluer les risques encourus par les salariés, et de prendre les mesures nécessaires en cas de danger, comme:
- Adapter les horaires de travail
- Suspension des tâches pénibles pendant les heures les plus chaudes
- Mieux organiser les temps de repos
Les postes de travail devront également être adaptés pour minimiser les effets des rayonnements solaires et de la chaleur, via des dispositifs d'ombrage, de ventilation ou de brumisation. Les employeurs ont la responsabilité de fournir un accès à l'eau potable, recommandé à hauteur de trois litres par jour pour chaque salarié, en particulier si le lieu de travail n'est pas connecté au réseau d'eau.
Équipements et protocoles adaptés
Pour assurer un environnement de travail sûr, des équipements spécifiques doivent être mis à la disposition des salariés, tels que des vêtements respirants ou rafraîchissants, des couvre-chefs et des lunettes de protection. De plus, les employeurs sont appelés à prêter une attention particulière aux travailleurs vulnérables, y compris les femmes enceintes.
Responsabilité et contrôle à partir de 2025
D'ici le 1er juillet 2025, chaque employeur doit établir un protocole pour signaler tout symptôme préoccupant, facilitant l'intervention rapide en cas de malaise, notamment pour les travailleurs isolés ou exposés à des environnements à risque. En cas de non-respect de ces règles, l'inspection du travail est habilitée à mettre en demeure les employeurs. En été 2024, environ 1 500 contrôles ont été effectués afin de garantir la sécurité des salariés dans divers secteurs, tels que le BTP ou l'agriculture. Les employeurs ont donc jusqu'au 1er juillet pour se conformer à ces nouvelles obligations.







