En cas de décès, il est crucial de connaître ses droits en matière de succession. Alors que les couples mariés bénéficient d'une protection légale claire, les partenaires pacsés ou concubins doivent prendre des mesures spécifiques afin d’hériter de leur conjoint. Découvrons les distinctions essentielles à connaître.
Donation entre époux : un choix stratégique
La donation entre époux, effectuée devant un notaire pour environ 300€, permet au conjoint survivant de bénéficier de la "quotité disponible spéciale". Ce choix est particulièrement avantageux même en présence d’enfants d’une précédente union.
- La totalités des biens en usufruit;
- Un quart de la succession en pleine propriété contre les trois quarts en usufruit;
- Les parts peuvent varier selon le nombre d'enfants en présence.
Définitions cruciales : conjoint vs. concubin
Dans le langage juridique, un conjoint fait référence à une personne mariée. Les termes partenaires et concubins désignent respectivement les personnes en union par PACS et celles vivant en concubinage.
Sécuriser le patrimoine : le rôle du testament
Sans testament, le concubin ou partenaire de PACS n'hérite pas légalement. Ses droits successoraux peuvent être très limités, se limitant à la quotité disponible ordinaire. Cela signifie que le partenaire hérite une part réduite, notamment si le défunt avait des enfants :
- Un quart de la succession si le défunt a trois enfants.
Pour éviter cette situation, un testament est recommandé, permettant au partenaire de recevoir une part significative sans droits de succession, contrairement aux concubins qui se voient appliquer d'importantes taxes.
> Exemple : Un testament stipulant un legs de 100 000€ au concubin entraîne un droit de succession élevé de 59 044€ (calculé sur la base de 60% après abattement).
Avantages de la clause de préciput
La clause de préciput permet, après décès, à un ou plusieurs biens communs de revenir directement au conjoint survivant avant le règlement de la succession. Cela comprend des biens immobiliers ou des investissements familiaux. Notez qu'un droit de partage de 2,5% s'applique lors de cette transmission.
L'usufruit : une option viable
Il est possible de léguer l'usufruit d'un bien à son partenaire tout en transmettant la nue-propriété aux enfants. Cela permet au bénéficiaire de profiter des revenus générés, comme les loyers, sans possibilité de vendre le bien sans accord des autres propriétaires.
> Exemple : Si l'usufruit d'un logement est légué à un partenaire, ce bien reviendra aux enfants après le décès de ce dernier, nécessitant une bonne entente entre toutes les parties.
Souscription d'une assurance-vie croisée
Chaque partenaire peut souscrire une assurance-vie en désignant l'autre comme bénéficiaire. Ce dispositif permet de transmettre un capital sans passer par la succession, offrant ainsi de meilleures perspectives financières.
- Si le capital est versé avant 70 ans, il peut atteindre 152 500€ sans droits de succession.
Protéger les droits des enfants
Il est important de noter que la loi garantit une part minimale de la succession aux enfants, connue sous le nom de réserve. Celle-ci varie selon le nombre d'enfants : 50% pour un enfant, deux tiers pour deux enfants, et trois quarts pour trois enfants ou plus.
Les couples peuvent disposer librement de la quotité disponible pour faire des legs à un partenaire, mais ils ne peuvent pas déshériter leurs enfants.







