En période de stagnation des rendements de l'épargne classique, le Plan d'Épargne Retraite (PER) pourrait bien devenir la solution privilégiée pour de nombreux Français. Accessible à tous, ce placement présente des avantages fiscaux importants, bien que près de 43 % des ménages ne soient pas pleinement informés de ses bénéfices.
Face à l'effritement des produits d'épargne traditionnels, telles que le Livret A ou les contrats d'assurance-vie, beaucoup se tournent vers de nouvelles alternatives. Bien que certains investissent en Bourse malgré les risques, une majorité reste prudente. Selon une étude conduite par Gaël Sliman, président de l'institut Odoxa, le PER émerge comme une option séduisante pour les épargnants en quête d'avantages fiscaux.
Une flexibilité attrayante
Le PER se distingue par sa grande accessibilité, sans restriction d'âge ni de revenus. Les contributions sont flexibles et non plafonnées, permettant à chacun d'ajuster son épargne selon ses capacités financières. Selon Boursorama, cette adaptabilité séduit une large gamme de profils d'investisseurs. Sur le plan fiscal, les cotisations verseées au PER peuvent être déduites du revenu imposable, offrant ainsi une réduction immédiate de l'impôt. En 2025, un salarié peut déduire jusqu'à 10 % de ses revenus professionnels, avec un plafond de 37 094 euros. Un individu gagnant 50 000 euros par an pourrait alors économiser jusqu'à 5 000 euros sur son impôt. Plus le taux d'imposition est élevé, plus le bénéfice fiscal est conséquent.
Pour les retraités sans revenus, les contributions au PER individuel sont également déductibles, dans la limite d'un plafond global de 4 637 euros. Ce mécanisme est souvent méconnu et sous-exploité par de nombreux Français.
Un potentiel encore à explorer
Les chiffres de l'Insee montrent une légère hausse dans l'adoption des PER : la proportion de détenteurs a crû de 2,7 points entre 2021 et 2024, atteignant 19 %. Cette dynamique pourrait découler des réformes instaurées au 1er octobre 2019 avec la loi Pacte, qui a facilité la création de plans d'épargne retraite individuels et collectifs proposés par les entreprises.
À noter, en 2024, 90,5 % des ménages détenaient au moins un produit financier, malgré une baisse des livrets d'épargne. La popularité croissante du PER est encourageante, mais nécessite un regain d'information : selon Gaël Sliman, une meilleure compréhension des mécanismes d'épargne et de déduction fiscale pourrait inciter davantage de Français à investir dans ce produit.







