Le jeudi 11 juin, la mairie de Toulouse a décidé d'établir un couvre-feu nocturne pour les mineurs de moins de 16 ans, applicable lors de certains matchs jugés « à risque » pour le Mondial de football. Cette mesure concerne les rencontres de la France, ainsi que celles du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie.
La définition de ce « risque » a suscité des interrogations. Jean-Luc Moudenc, le maire divers droite, a annoncé que le couvre-feu serait en vigueur de 22h00 à 05h00 pour les jeunes non accompagnés d'un adulte, dans un périmètre spécifique du centre-ville. Ce dernier a récemment contribué à faire annuler un atelier de lecture pour enfants animé par des artistes drag-queens.
« Ce couvre-feu sera appliqué avec discernement », a-t-il indiqué. Les matchs concernés incluent ceux de la France, ainsi que certaines rencontres des équipes maghrébines.
« Toulouse se distingue lors de la Coupe du Monde en restreignant la liberté des jeunes »
Jean-Luc Moudenc a justifié sa décision en raison des débordements survenus à Toulouse suite à la victoire du PSG en Ligue des champions, argumentant qu'il souhaite « protéger les citoyens et les mineurs ». Il a également fait état d'une augmentation des comportements délictueux parmi les jeunes dans la quatrième plus grande ville de France. En parallèle, une « fan-zone » sera aménagée sur le parvis du Stadium, pouvant accueillir jusqu'à 18 000 personnes, pour les quarts de finale où joue l'équipe de France.
« Comment Toulouse se distingue pour la Coupe du Monde ? En empêchant les jeunes de sortir le soir au lieu de célébrer leurs clubs locaux », a twitté François Piquemal, député insoumis de Haute-Garonne.
Les matchs concernés par le couvre-feu incluent :
- Brésil – Maroc (nuit du 13 au 14 juin)
- France – Sénégal et Argentine – Algérie (nuit du 16 au 17 juin)
- Écosse – Maroc (nuit du 19 au 20 juin)
- France – Irak et Jordanie – Algérie (nuit du 22 au 23 juin)
- Maroc – Haïti (nuit du 24 au 25 juin)
- Tunisie – Pays-Bas (nuit du 25 au 26 juin)
- Norvège – France (nuit du 26 au 27 juin)
Par ailleurs, quelques jours auparavant, le maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, avait annoncé une mesure similaire pour les mineurs de moins de 16 ans, stipulant que tout contrevenant risquerait une amende de 150 euros, ce qui souligne une tendance croissante des autorités à encadrer les déplacements des jeunes lors d'événements sportifs majeurs.







