Les résidents de la Crimée vivent une situation de rationnement en matière d'essence et de nourriture, directement impactée par les récentes attaques de drones ukrainiens ciblant les infrastructures pétrolières russes. À Sébastopol, une limitation stricte de 20 litres de carburant par véhicule a été instaurée, perturbant ainsi la vie quotidienne de la population.
Alors que la Russie continue sa campagne militaire entamée en février 2022, les frappes aériennes ukrainiennes se multiplient, ciblant à maintes reprises les voies d'approvisionnement vers la péninsule. Les sanctions imposées par l'Occident aggravent encore la situation, compliquant les exportations russes de pétrole.
L'Ukraine, épaulée par ses alliés occidentaux, refuse toujours de reconnaître l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Ses opérations militaires s'attaquent principalement aux deux liaisons essentielles : les routes à travers le sud-est russe et le détroit de Kertch.
Rationnements alimentaires et files d'attente
Des observations réalisées par un journaliste de Reuters mettent en lumière des pénuries de sucre, ainsi qu'une restriction de 5 kg sur les achats de sarrasin, un ingrédient primordial dans la cuisine russe. Malgré la réapprovisionnement des rayons, la population semble calme, sans signes apparents de panique.
Les files d'attente devant les stations-service sont devenues monnaie courante, chaque automobiliste devant désormais se contenter de 20 litres d'essence, à condition de présenter un QR code lié à leur plaque d'immatriculation.
"La limitation à 20 litres est toujours en vigueur", a précisé Mikhaïl Razvojaïev, le gouverneur de Sébastopol, sur Telegram. "Avant de vous rendre à la station-service, vérifiez les disponibilités en carburant", a-t-il souligné.
Perturbations ferroviaires
Les autorités criminelles, face à l'escalade des attaques, ont également réduit le nombre de trains circulant la nuit, suite à une attaque récente qui a fait des victimes parmi les membres d'équipage d’un train reliant Moscou à Simferopol. Bien que les passagers aient échappé à toute blessure, la menace reste élevée.
En outre, celles-ci ont condamné une frappe sur un musée dédié à la guerre de Crimée (1853-1856), endommageant le toit de ce bâtiment historique, sans détails supplémentaires sur d'éventuels dégâts ou victimes.







