Un couple d'Autrichiens a tragiquement trouvé la mort après avoir consommé une soupe qu'ils pensaient préparée avec de l'ail des ours. Ce drame met en évidence les risques inhérents à la cueillette sauvage, où certaines plantes peuvent être facilement confondues.
Après ingestion, le couple a été hospitalisé mais n'a pas survécu. La confusion s'est produite entre les feuilles d'ail des ours et celles de colchique, une plante dont la consommation est souvent fatale.
L'ail des ours, prisé pour son goût, pousse au printemps et attire de nombreux amateurs de cueillette. Cependant, ses feuilles se ressemblent fortement à celles du muguet et du colchique. Selon l'ANSES, "ces trois plantes côtoient souvent dans les sous-bois au printemps, compliquant la tâche des foragers".
Une période à risque : mars à mai
En France, la période de mars à mai est cruciale, avec un pic d'intoxications signalé en avril, principalement dans les régions Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes. Les chiffres des Centres antipoison soulignent cette tendance inquiétante.
L’ampleur de l’intoxication dépend de plusieurs facteurs, comme la quantité de feuilles ingérées et leur concentration en colchicine. De plus, certaines interactions médicamenteuses peuvent amplifier le risque d’empoisonnement.
Distinction entre ail des ours et colchique
Pour éviter toute confusion, le mieux est de se fier à l'odeur : l'ail des ours dégage un parfum caractéristique d'ail lorsqu'on froisse ses feuilles. En revanche, la colchique n'émet aucune odeur. Ses feuilles sont longues et pointues, souvent sans tiges visibles, contrairement à celles de l'ail des ours.
Réagir en cas de doute
Les symptômes d'une intoxication par colchique incluent principalement des vomissements et des diarrhées persistantes. D'autres problèmes digestifs et hépatiques peuvent également survenir. En cas de doute, il est crucial de consulter un médecin ou de contacter un centre antipoison immédiatement. En situation d'urgence vitale, n'hésitez pas à appeler les services d'urgence.







