La loi Bien vieillir, attendue pour début 2025, permettra aux Ehpad publics et associatifs d'augmenter significativement leurs tarifs pour les résidents en dehors du cadre de l'aide sociale. Bien que cela ait suscité des réserves gouvernementales, cette initiative vise à redresser les finances de ces établissements déficitaires.
Des protections pour éviter une hausse incontrôlée
Actuellement, les tarifs de ces établissements sont fixés par le département, qui impose un taux d'augmentation à ne pas dépasser, sauf en cas de dérogation. Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées), souligne que les dernières années ont montré des taux inférieurs à l'inflation, une situation insoutenable. Avec l'entrée en vigueur de la loi Bien vieillir, les Ehpad pourront ajuster leurs tarifs au-delà de ces taux pour les résidents non bénéficiaires d'aide sociale, tout en respectant une limite fixée par décret. Cela vise à maintenir un certain équilibre entre les tarifs appliqués et ceux imposés par l'aide sociale.
Tarification adaptable mais complexe
En conséquence, certains résidents pourraient voir leurs coûts d'hébergement augmenter plus rapidement qu'auparavant. Pascal Champvert insiste sur la nécessité de cette réforme pour garantir un service de qualité au sein des Ehpad. Un autre aspect de l'équation tarifaire concerne l'établissement de prix variables en fonction des revenus des résidents. Cependant, cette approche se heurte à un problème majeur : de nombreux établissements n'ont pas accès à ces données, ne les collectant que pour les bénéficiaires de l'aide sociale, ce qui compliquerait la mise en œuvre d'un tel système. Champvert conclut en affirmant qu'un ajout bureaucratique serait contre-productif dans un secteur déjà bien trop complexifié.







