Cette entreprise innovante, maintenant valorisée à 1 milliard de dollars, s'illustre dans les prêts et emprunts sur blockchain, collaborant avec des leaders comme SG Forge et Coinbase.
Morpho, qui a franchi le cap du milliard de dollars sans lever de fonds, s'affiche aujourd'hui comme une nouvelle Licorne française. Spécialisée dans la finance décentralisée, elle s'est vite fait un nom dans l'univers du prêt et de l'emprunt sur blockchain, en séduisant des fonds d'investissement prestigieux tels qu'Andreessen Horowitz (a16z crypto) et Coinbase Ventures. "La plateforme Morpho permet d'effectuer des prêts et emprunts de cryptomonnaies sans intermédiaire bancaire, via un algorithme optimisant en temps réel les taux d'intérêt", a expliqué le cofondateur Paul Frambot dans une interview avec Le Figaro.
Basée sur le réseau Ethereum, Morpho propose une infrastructure flexible pour le prêt en ligne. "Elle utilise un moteur de matching sophistiqué qui relie directement prêteurs et emprunteurs, maximisant les avantages pour chacun", précise un analyste de Coinshares.
La valorisation de la société au-delà du milliard de dollars a été partiellement catalysée par le lancement de son jeton, une méthode de financement largement répandue dans l'écosystème des cryptomonnaies. Des acteurs majeurs tels que Coinbase, Kraken et SG Forge exploitent déjà son infrastructure technique. Ces derniers mois, l'entreprise a signé plusieurs partenariats stratégiques qui lui permettent de s'imposer comme l'une des principales applications de finance décentralisée actuellement. Selon son site, elle revendique près de 12 milliards de dollars de fonds déposés et environ 4,2 milliards de dollars de prêts.
La ministre du Numérique, Anne Le Hénanff, a exprimé sa joie à l'annonce de cette nouvelle Licorne, soulignant que Morpho marque une avancée significative dans la French Tech. "C'est une excellente nouvelle : un leader français de la finance décentralisée franchit un cap important", a-t-elle déclaré dans un post LinkedIn.
Le succès de Morpho est également le fruit du travail acharné de son jeune cofondateur Paul Frambot, qui a réussi à sécuriser un financement en 2022 alors qu'il était encore étudiant en troisième année à Télécom Paris-Polytechnique.







