La grève illimitée qui a débuté le 22 mai se prolonge à l'ESAT 'U Licettu'. Les représentants de la CGT réclament non seulement l'arrêt de deux procédures disciplinaires touchant des collègues, mais également une amélioration significative des conditions de travail. En réponse, la direction a proposé une forme de médiation avec le préfet. Cependant, le dialogue semble au point mort.
Actuellement, plus de deux semaines de manifestations sont à déplorer, durant lesquelles les employés de l'ADAPEI (Association Départementale des Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales) de Corse-du-Sud s'accumulent devant leurs locaux. Parmi les nombreuses revendications, l'arrêt des procédures disciplinaires est jugé crucial. Ces dernières sont dénoncées par les grévistes comme étant le reflet de méthodes managériales jugées inappropriées. "Il n'y a rien de personnel ; c'est une question de conditions de travail", indique Angelica Cesari, déléguée syndicale CGT.
Procédures disciplinaires en cours et climat social détérioré
Cette mobilisation remonte à des événements précédents en février, où un protocole d’accord avait été mis en place suite à des tensions similaires. Néanmoins, les grévistes estiment que les engagements pris à ce moment-là sont restés lettre morte, entraînant une "sévérité managériale" accrue. "Les conditions de travail se sont dégradées depuis février. Les procédures disciplinaires de nos collègues montrent à quel point la situation est critique", a ajouté la déléguée syndicale.
Les sanctions récentes sont jugées "déraisonnables" par les grévistes, notamment la mise à pied conservatoire d’un salarié, qui n’aurait fait que répondre à une urgence médicale sans notification rapide à la direction. "Cette sanction est d'une disproportion évidente par rapport aux actions menées", souligne un membre du personnel, représentant de la CGT. D'après les syndicats, environ 80 % des employés de 'U Licettu' participent à la grève.
Un appel à la médiation et des justifications de la direction
Le conseil d'administration a publié une déclaration pour clarifier son positionnement : l'association, reconnue d'utilité publique, est responsable de l'accompagnement de près de 300 personnes, dont 220 travailleurs d'ESAT. La direction a affirmé que les procédures disciplinaires étaient menées de manière régulière et que tous les salariés concernés avaient eu l'opportunité de se défendre. Pour Mireille Rumolino, présidente-adjointe de l'ADAPEI 2A, la "disproportionnalité" des mesures n’a pas encore été évaluée car une personne reste la seule à avoir été mise à pied jusqu'à présent.
Les grévistes ont déposé une demande de médiation auprès du préfet depuis ce jeudi 6 juin, espérant redonner vie au dialogue et trouver une issue favorable à ce conflit en cours.







