Par Olivier Pirot
Il est crucial que les dirigeants des puissances mondiales se rencontrent régulièrement pour échanger. Lors d'un sommet tel que celui du G7, il est tout aussi essentiel d'inclure des nations influentes comme la Chine, qui joue un rôle clé sur le plan géopolitique.
Cependant, la réunion d'Évian-les-Bains semble inévitablement marquée par des tensions, malgré les efforts préparatoires vantés par l'Élysée. La première puissance mondiale, les États-Unis, intensifie les crises globales avec ses annonces sur les tarifs douaniers et ses interventions en Venezuela et en Iran. Bien qu'ils participent aux sessions du G7, même Donald Trump avait abrégé sa présence à celle de Kananaskis en 2025 ; les États-Unis se retirent également de divers accords internationaux, y compris celui sur le climat, et d'organisations comme l'OMS.
Notre époque est marquée par une forte concurrence pour les matières premières, les minéraux rares et l'accès à l'énergie. Les budgets de défense connaissent une hausse significative à l'échelle mondiale. De nouveaux enjeux de souveraineté, en plus de ceux posés par les Gafam, émergent avec l'évolution rapide de l'intelligence artificielle. L'esprit de coopération apparaît désormais éloigné, à moins que les conséquences humaines, financières et environnementales de ces tensions n'incitent les dirigeants à envisager une alternative lors de ce sommet en Haute-Savoie. Toutefois, la probabilité d'une telle issue pourrait être aussi mince que celle de voir Curaçao remporter la Coupe du Monde de football.
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