La Corse, comme d'autres régions, fait face à une crise du carburant. Dans un environnement économique tendu, TotalEnergies a prolongé son bouclier tarifaire jusqu'au 7 avril, une décision qui, selon Jean-Michel Diaz, directeur régional de la compagnie, vise à soutenir les consommateurs insulaires. « Il faut aider le consommateur corse. Nous avons fait l’effort, nous avons rogné sur nos marges, » a-t-il déclaré, selon les analyses rapportées par France Bleu.
Cette stratégie est un premier pas pour réduire le prix à la pompe, en réponse à des préoccupations croissantes des consommateurs et des distributeurs indépendants, qui se sentent de plus en plus sous pression. Une réunion récente a réuni distributeurs, pouvoirs publics et acteurs économiques pour essayer de trouver des solutions durables à cette situation délicate.
Les indépendants sous pression
Malgré cette initiative, l'incertitude demeure. Les distributeurs indépendants, eux aussi affectés, dépendent des décisions de leurs partenaires pétroliers. Frédéric Sauli, porte-parole de leur collectif, a exprimé ses craintes : « Les propositions, nous les avons faites rapidement, mais elles ne dépendent pas de nous, » a-t-il averti. Il ajoute : « Il y a beaucoup de stations qui vont fermer d’ici la fin de la semaine… on court vers la catastrophe. »
La balle dans le camp des autres pétroliers
Les autres grandes entreprises, comme ENI et RUBI, seront également mises sous pression pour ajuster leurs prix. Le député François Xavier Ceccoli insiste : un effort collectif est nécessaire pour maintenir des prix abordables à la pompe.
Une situation toujours sous haute surveillance
La tension n'est pas prête à s'apaiser. Les forces de l'ordre sont déployées aux dépôts pétroliers pour prévenir de nouveaux blocages. Le préfet de région a également annoncé la création de commissions pour examiner le coût de la vie et des carburants, confiées aux députés nationalistes Michel Castellani et Paul André Colombani, dans l'espoir de trouver une issue favorable à cette crise.







