Invité de l'émission “Tout est politique” sur Franceinfo, le député du Rassemblement National, Julien Odoul, a exprimé des préoccupations croissantes concernant la hausse des prix de l'énergie, affirmant que l'État profite de la situation actuelle.
Franceinfo : Peut-on vraiment dire que l’État se réjouit des conséquences de cette guerre ?
Julien Odoul : En toute objectivité, oui. L'État perçoit des revenus accrus grâce à la crise actuelle et aux taxes, jugées indécentes par beaucoup. Nous, à la direction du RN, revendiquons une baisse conséquente de la TVA, la faisant passer de 20 % à 5,5 %, non seulement sur le diesel et l'essence, mais aussi sur d'autres énergies comme le gaz ou l'électricité. Cela pourrait rapporter entre 150 et 200 euros de pouvoir d'achat supplémentaires par mois pour chaque ménage, un impératif dans le contexte actuel de crise sociétale.
Franceinfo : Avez-vous évalué le manque à gagner que cette réduction de la TVA engendrerait pour les finances publiques ?
Julien Odoul : Absolument. Nous avons élaboré un contre-budget qui démontre qu'il est possible de compenser cette baisse par des économies réalisées dans d'autres domaines. Nous pointons du doigt des économies potentielles de l'ordre de 100 milliards d'euros, notamment en révisant certaines dépenses publiques et en récupérant des fonds dans des secteurs comme l'immigration ou le système social, qui, selon nous, pâtissent d'un mauvais usage.
Franceinfo : Quid alors des inégalités de la TVA ? Ne favorise-t-elle pas les plus riches ?
Julien Odoul : Contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette baisse de TVA bénéficie avant tout aux classes populaires qui dépendent énormément de leur véhicule pour le travail. Ce n'est pas un luxe, mais une nécessité, surtout dans les zones rurales où des alternatives comme les véhicules électriques ne sont pas toujours viables.
Franceinfo : N'est-il pas injuste que les plus riches profitent également de ces ristournes ?
Julien Odoul : L'objectif est de prioriser l'aide envers ceux qui en ont le plus besoin. La politique des chèques ciblés, bien que mise en place par l'État, s'avère inefficace et dérisoire face aux besoins réels des automobilistes. Il est crucial de reconnaître que des millions de Français peinent à joindre les deux bouts, et cela mérite une réponse plus robuste que celle actuellement réservée à quelques secteurs.
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