Avec une bouteille de champagne à la main, le ministre israélien Itamar Ben-Gvir célèbre l'adoption d'une mesure radicale : la peine de mort par pendaison pour les terroristes. Cette nouvellegislation alimente un débat houleux, perçue comme raciste par de nombreux Palestiniens, provoquant des manifestations tant à Jérusalem qu'en Cisjordanie.
En effet, à quelques jours de la décision parlementaire, des rassemblements ont eu lieu, réunissant des voix s'élevant contre cette loi qui, selon les opposants, ne ciblerait que les Palestiniens. Une manifestante a témoigné : "Cette loi est profondément raciste, car elle ne vise que les Arabes, laissant les Juifs hors de portée de telles sanctions." D'autres ajoutent : "Une telle loi est une honte pour Israël."
Une application rapide qui inquiète
Il est prévu que la peine de mort soit exécutée dans un délai de 90 jours suivant le jugement. Cette rapidité suscite des inquiétudes chez des avocats comme Ben Marmarelli, spécialiste des droits des prisonniers palestiniens. Selon lui, "ce texte impose un cadre pénal où, dorénavant, la peine de mort sera automatiquement envisagée pour les Palestiniens accusés de terrorisme, sans possibilité de choix pour les juges."
Cette loi a été réactivée après le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, avec ses soutiens affirmant qu'elle est essentielle pour la lutte contre le terrorisme. Meïr Ben-Hayoun, porte-parole du parti "Force juive", s'est défendu en déclarant : "Cette loi s'applique de manière égale à tous. Terrorisme est terrorisme, peu importe qui le commet."
À noter que la peine de mort existe déjà dans le code pénal israélien, mais elle n'a été mise en œuvre qu'à deux reprises, la dernière remontant à 1962, lors de l'exécution du criminel de guerre Adolf Eichmann. Ainsi, cette nouvelle législation soulève des promesses de justice, mais également de profonds questionnements sur ses ramifications et son application ciblée.







