Chère à Emmanuel Macron, l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans est au cœur des discussions ce mardi 31 mars au Sénat. Plusieurs divergences dans le débat pourraient retarder la mise en œuvre de cette réforme, envisagée pour septembre, souligne Libération.
Les interrogations fusent : doit-on empêcher les adolescents d'accéder à des plateformes comme TikTok, Snapchat, et Instagram, comme les adultes ? Ce sujet délicat est débattu après l'adoption initiale par l'Assemblée nationale. Cependant, la mesure, soutenue par le gouvernement, rencontre des réticences au sein du Sénat, où une approche plus nuancée est préconisée.
Alors que les députés plaident pour une interdiction totale et sans exception, les sénateurs défendent l'idée de restreindre l'accès uniquement aux réseaux jugés dangereux, établissant une liste précise. Les réseaux considérés comme éducatifs, ainsi que les messageries instantanées, pourraient rester accessibles, mais uniquement avec l'accord parental. Selon Catherine Morin-Desailly, rapporteure du texte, « cela responsabilise chacun et ouvre la voie à un dialogue entre parents et enfants ». Elle fait notamment référence à un avis du Conseil d'État qui mettait en lumière la nécessité d'une approche équilibrée, prônant l’éducation et la prévention plutôt qu'une simple interdiction.
Une entrée en vigueur repoussée après septembre ?
Le gouvernement exprime des craintes concernant l'adoption de cette version du texte, craignant une inégalité parmi les familles. Selon Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, certaines familles plus à l'aise avec le numérique pourraient être plus permissives, tandis que d'autres risqueraient de restreindre l’accès de manière plus sévère. La complexité de ce sujet délicat souligne l'importance de trouver un équilibre entre protection et éducation dans le monde numérique.







