Olivier Faure a annoncé le 31 mars, lors d'un bureau national du Parti Socialiste, que les militants pourraient exprimer leur avis sur le "processus présidentiel" d'ici juin. Ce vote est et restera au cœur des discussions, a précisé un participant au bureau.
En réponse à Boris Vallaud, qui, dans un entretien avec Le Parisien, a requis un vote avant l'été pour désigner leur candidat, Faure a affirmé : "Le vote sur le processus présidentiel est ce que j’ai porté au congrès. Les militants voteront avant juin, c’est une évidence. Je ne me dédirai pas." Il a défendu l'idée d'une primaire de gauche non melenchoniste, arguant que l'absence de cadre de désignation ne favoriserait pas un candidat commun.
Trouver un candidat commun
Olivier Faure a exprimé son intention de rencontrer tous les partenaires de gauche pour discuter de cette question cruciale : "La question, c'est comment on trouve un candidat commun. C'est la question qui conditionne tout le reste." Il a également évoqué d'autres alternatives à la primaire, souhaitant un consensus autour d'un candidat qui pourrait réunir diverses sensibilités, de Ruffin à Glucksmann.
Faure a souligné que s'il existait d'autres voies acceptables par tous les partis, il serait ouvert à ces options. Ses opposants, notamment Boris Vallaud, sont actuellement en désaccord, préférant une primaire qui a déjà été initiée par les Écologistes et d'anciens Insoumis.
Prévoir l'avenir pour le PS
Boris Vallaud, qui a récemment exprimé ses réserves sur la direction d'Olivier Faure au PS, a affirmé dans Le Parisien qu'il était urgent de "mettre le Parti socialiste en ordre de bataille pour la présidentielle". Il a souligné que le PS "s'endort" et doit désigner son candidat avant l'été, tout en stimulant une stratégie de rassemblement de la gauche hors du cadre de La France Insoumise.
Vallaud a mis en avant sa vision de construire une coalition agile, au-delà de la simple primaire, affirmant que ce projet pourrait générer une adhésion plus large. Il a proposé un "contrat de législature" pour structurer cette coalition, incluant des rôles clairs pour les partenaires sociaux et les collectivités locales.
En conclusion, Olivier Faure a insisté sur l'importance de cet accord, le considérant essentiel pour l'avenir du PS : "Si nous réussissons cet accord, il vaut tout l'or du monde." Le débat sur la méthode de désignation pour 2027 est donc plus que jamais nécessaire pour le Parti Socialiste.







