Un homme en fauteuil roulant a été condamné à douze mois d’emprisonnement ferme après avoir agressé un trentenaire pour lui dérober son portefeuille.
Le vendredi 24 avril 2026, lors d'une audience, cet homme de 58 ans, visiblement affaibli, est apparu devant le tribunal de Niort, soutenu par un agent pénitentiaire. Éric Duraffour, président du tribunal, a tenté de l’encourager à s’exprimer. "Faites un petit effort!" lui a-t-il dit.
Le jugement s’est basé sur les événements survenus quelques jours plus tôt, le 19 avril, où la victime a été retrouvée en train de fuir sur les toits, avec des blessures visibles sur le visage et des vêtements déchirés. Cet homme, qui accueillait le quinquagénaire depuis deux semaines, avait été agressé dans son appartement du passage du Commerce, à la suite d'une dispute alimentée par l’alcool. Alors que le quinquagénaire l'accusait d'avoir volé des téléphones, il l'a agressé avec un couteau, plaçant l'arme sous son oreille et provoquant ainsi la panique de la victime."Il m’a frappé, m’a étranglé et a placé un couteau sous mon oreille droite."
Un verdict sévère
Les forces de l’ordre, arrivant sur les lieux, ont découvert le portefeuille volé dans la poche de l’accusé, déjà connu de la justice avec une quinzaine de mentions à son casier. En dépit des protestations et de la défense de son avocate, Me Manon Aubier, qui dénonçait "une enquête bâclée", le tribunal a décidé d’un maintien en détention et d’une peine d’un an de prison. Sophie Lacote, procureure de la République, a souligné la situation alarmante de la victime, décrite comme "terrorisée".
Cette affaire, qui met en lumière la violence latente dans des situations de vulnérabilité, a suscité des réactions variées au sein de la communauté locale. Des spécialistes en criminologie s'interrogent : quelle est la responsabilité des sociétés d’accueil face à ces situations? Une question que la justice doit désormais prendre en compte pour mieux protéger les victimes.







