Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, s'est retrouvé au centre d'une vive polémique ce dimanche, après qu'un tournage sauvage d'un clip de rap ait dégénéré en affrontements entre la police et les participants.
Ce dimanche 26 avril, la place Rouge, située dans le quartier du Franc-Moisin, s'est transformée en un vaste barbecue festif. Les rappeurs locaux ont saisi l'opportunité pour réaliser un clip. Cependant, une plainte des résidents concernant des nuisances sonores a rapidement alerté les forces de l'ordre. Selon Le Parisien, Bagayoko aurait été présent parmi les participants au tournage. "J'ai été contacté par des habitants du quartier qui m'ont informé d'un événement. Je suis venu car j'étais dans le voisinage", a défendu l'élu auprès de nos confrères.
Les policiers, dépêchés sur les lieux, ont tenté de vérifier si les organisateurs possédaient une autorisation de la préfecture. Malheureusement, les organisateurs n'avaient pas les documents nécessaires, entraînant une tension palpable sur place. Les forces de l'ordre, dans leur tentative d'interrompre le tournage, ont été accueillies par des jets de projectiles venant de la foule.
Au milieu de la confusion, le maire et les agents de police ont tenté de calmer les esprits. Selon Le Parisien, « le maire a fermement affirmé son statut d'élu et a soutenu que le clip devait se poursuivre ». Pourtant, Bagayoko conteste cette version et affirme avoir demandé aux artistes d'interrompre le tournage, ne leur accordant que "15 minutes pour finir", tout en précisant : "Nous leur avons expliqué qu'il n'était pas acceptable de tourner sans autorisation".
Après avoir rétabli un semblant d'ordre, le maire a critiqué le ‘manque de discernement’ des policiers intervenants. Il a aussi déclaré avoir rencontré les organisateurs pour rappeler le cadre légal et suggéré que "un peu de pédagogie et de bienveillance n'a jamais fait de mal". Cette situation a nécessité le déploiement d’environ 80 policiers, certaines unités ayant recours à des gaz lacrymogènes pour contenir la foule.
Cet incident soulève des interrogations sur la gestion des événements dans l’espace public et le rôle des élus locaux dans de telles situations. Alors que Bally Bagayoko continue de blâmer les méthodes d’intervention policière, d'autres, comme l'historien et sociologue Daniel Cohen, estiment qu'une meilleure communication aurait pu éviter cette escalade.







