À défaut d'instaurer un débat serein, la commission d'enquête parlementaire sur la 'neutralité et le financement de l'audiovisuel public' a captivé son audience jusqu'à la fin. Lors de l'adoption de son rapport ce lundi 27 avril, les tensions étaient palpables, témoignant des quatre mois de travaux chaotiques qui ont précédé cette décision.
Le député Charles Alloncle a manifestement opté pour une stratégie controversée, empruntant les effets du trash et du clash à la culture télévisuelle. Son approche a contribué à alimenter le discours de la droite et de l'extrême droite, qui critiquent le service public comme étant un bastion de la gauche.
Il convient de rappeler que le budget pléthorique de 3,9 milliards d'euros de l'audiovisuel public requiert un suivi rigoureux. Cependant, un fossé s'est creusé entre la nécessité de bonne gestion et les attaques politiques. Ce qui aurait pu demeurer une enquête sérieuse s'est, en réalité, transformé en une chasse aux sorcières.
"Charles Alloncle a récupéré les méthodes controversées de la télé-réalité pour son enquête."
Les propositions de sévères coupures budgétaires pour l'audiovisuel n'ont pas surpris. Ce qui a en revanche étonné, c'est le partage des députés quant à la légitimité de publier ce rapport, révélant le climat ambiant délétère. En adoptant ce texte, les députés ont, certes, accordé une forme de légitimité à la méthode de son auteur, mais ont agi par crainte de renforcer les discours complotistes, trop souvent véhiculés par l'extrême droite, clamant que la vérité était dissimulée aux citoyens.
Alloncle, à travers cette commission, a non seulement tenté de renforcer sa position politique, mais a aussi illustré que dans le milieu politique, le besoin de notoriété peut s'évanouir aussi rapidement qu'il se manifeste. Avec un tel contexte, l'avenir de l'audiovisuel public, loin d'être radieux, nécessite un examen approfondi, loin des clashs.







