Après l'approbation du document de Charles Alloncle par la commission d'enquête, des voix s'élèvent pour contester ses recommandations. En effet, invité sur France Info, Balanant a affirmé qu'il s'engageait à rédiger un "contre-rapport" pour analyser les 80 propositions présentes dans le document fraîchement adopté.
Ces recommandations, qui préconisent notamment la suppression des chaînes France 4 et France TV Slash, ainsi que la fusion de France 2 et France 5 en une grande chaîne généraliste, ont suscité de vives inquiétudes. Balanant s'est exprimé, déclarant : "Nous allons examiner ces propositions individuellement afin d'illustrer que nombre d'entre elles sont nuisibles pour le service public et la démocratie."
"Le projet de rapport d'Alloncle est simpliste. Il propose d'une part un contrôle accru par l'État sur l'audiovisuel public, et d'autre part une dilution des médias sans aucune régulation," a-t-il ajouté.
Une abstention marquée
Le rapport a été adopté après cinq heures de débats intenses, et ce, avec une majorité de douze voix pour contre dix contre. Balanant, membre de la commission, a choisi de s'abstenir, expliquant vouloir éviter une situation où aucun rapport ne serait produit, ce qui pourrait engendrer "une machine à fantasmes".
"Je n'avais pas l'intention de faire de Charles Alloncle une victime. Il a déjà eu son lot," a-t-il précisé.
Balanant a souligné que même si le rapport n'est pas contraignant, il reste essentiel que les citoyens puissent comprendre les enjeux soulevés par ses propositions. Il a critiqué le manque de changements significatifs apportés à ce dernier, enregistrant ainsi l'idée qu'il s'agissait avant tout d'un document personnel d'Alloncle.
Ce dernier a, pour sa part, reconnu lors d'une interview sur BFMTV que l'adoption de son rapport n'avait pas été facile, mais était le résultat de compromis nécessaires. Il a également déploré les nombreuses fausses informations qui ont circulé autour de son contenu.
Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission, a également voté en faveur du rapport, affirmant sur France Inter que sa publication permettrait aux Français de se faire un avis éclairé sur les méthodes de l'extrême droite.







