Erwan Balanant, député Modem, s'attaque au rapport sur l'audiovisuel public

Erwan Balanant annonce une contre-enquête sur le rapport de l'audiovisuel public.
Erwan Balanant, député Modem, s'attaque au rapport sur l'audiovisuel public
Le député Modem Erwan Balanant à l'Assemblée nationale le 26 janvier 2026 - LUDOVIC MARIN / AFP
Au lendemain de l'adoption du rapport sur l'audiovisuel public, le député Modem Erwan Balanant a décidé, ce mardi 28 avril, de lancer une initiative pour faire valoir un "contre-rapport".

Après l'approbation du document de Charles Alloncle par la commission d'enquête, des voix s'élèvent pour contester ses recommandations. En effet, invité sur France Info, Balanant a affirmé qu'il s'engageait à rédiger un "contre-rapport" pour analyser les 80 propositions présentes dans le document fraîchement adopté.

Ces recommandations, qui préconisent notamment la suppression des chaînes France 4 et France TV Slash, ainsi que la fusion de France 2 et France 5 en une grande chaîne généraliste, ont suscité de vives inquiétudes. Balanant s'est exprimé, déclarant : "Nous allons examiner ces propositions individuellement afin d'illustrer que nombre d'entre elles sont nuisibles pour le service public et la démocratie."

"Le projet de rapport d'Alloncle est simpliste. Il propose d'une part un contrôle accru par l'État sur l'audiovisuel public, et d'autre part une dilution des médias sans aucune régulation," a-t-il ajouté.

Une abstention marquée

Le rapport a été adopté après cinq heures de débats intenses, et ce, avec une majorité de douze voix pour contre dix contre. Balanant, membre de la commission, a choisi de s'abstenir, expliquant vouloir éviter une situation où aucun rapport ne serait produit, ce qui pourrait engendrer "une machine à fantasmes".

"Je n'avais pas l'intention de faire de Charles Alloncle une victime. Il a déjà eu son lot," a-t-il précisé.

Balanant a souligné que même si le rapport n'est pas contraignant, il reste essentiel que les citoyens puissent comprendre les enjeux soulevés par ses propositions. Il a critiqué le manque de changements significatifs apportés à ce dernier, enregistrant ainsi l'idée qu'il s'agissait avant tout d'un document personnel d'Alloncle.

Ce dernier a, pour sa part, reconnu lors d'une interview sur BFMTV que l'adoption de son rapport n'avait pas été facile, mais était le résultat de compromis nécessaires. Il a également déploré les nombreuses fausses informations qui ont circulé autour de son contenu.

Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission, a également voté en faveur du rapport, affirmant sur France Inter que sa publication permettrait aux Français de se faire un avis éclairé sur les méthodes de l'extrême droite.

Lire aussi

Bally Bagayoko au cœur d'une controverse autour d'un clip de rap à Saint-Denis
Découvrez la polémique autour de Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, impliqué dans un tournage de clip de rap sans autorisation. Analyse des faits et réactions.
13h52
Erwan Balanant, député Modem, s'attaque au rapport sur l'audiovisuel public
Le député Erwan Balanant s'engage dans une contre-enquête suite à l'adoption du rapport sur l'audiovisuel public, critiquant les propositions jugées délétères pour le service public.
13h27
Rapport Alloncle sur l'audiovisuel public : entre clash et polémique
Découvrez les enjeux du rapport Alloncle sur l'audiovisuel public et les tensions politiques qu'il engendre. Un éclairage sur le débat actuel.
27 avril
La commission d'enquête sur l'audiovisuel public valide le rapport Alloncle après des débats tumultueux
La commission d'enquête sur l'audiovisuel public a adopté le rapport Alloncle, marquant un moment clé dans le débat parlementaire. Tensions et oppositions étaient au rendez-vous.
27 avril
Antoine Villedieu suspendu du RN après un accident lié à l'ivresse
Antoine Villedieu, député RN de Haute-Saône, a été suspendu après un accident lié à l'ivresse. Enquête en cours.
27 avril
Antoine Villedieu suspendu du RN : une enquête secoue la Haute-Saône
Antoine Villedieu, député RN, suspendu suite à un accident de la route en Haute-Saône. Une enquête s'ouvre sur sa conduite.
27 avril