Le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence a récemment examiné une affaire de violence conjugale choquante. Le 14 février 2026, lors de la Saint-Valentin, un homme a tondu les cheveux de son ex-compagne, un acte qui soulève non seulement des questions légales mais également éthiques.
La présidente du tribunal n’a pas manqué de souligner la gravité des faits lors de la comparution de Massoud H. en faisant le parallèle entre cet acte et des moments sombres de l'histoire française. "Reconnaissez-vous ce fameux coup de tondeuse portée à madame ?" a-t-elle demandé. À cela, le prévenu a répondu par l’affirmative, admettant avoir mis à genoux son ex-compagne avant de lui rasoir les cheveux.
Elle a rappelé que de tels gestes sont chargés de symbolisme et de violence, altérant profondément la dignité et la féminité des femmes. "C’est d’une violence inouïe", a-t-elle insisté, évoquant les humiliations subies par des femmes à la Libération, qui ont été tondues par vengeance pour des actes de collaboration.
Une soirée tragique porteuse de conséquences
Les faits se sont déroulés peu après 23 heures à Istres. Massoud H. a décrit leur relation comme un « livre », essayant de justifier ses actes par la complexité de leur histoire commune. Cependant, cette défense n’a pas convaincu le tribunal. La victime, Sophie*, qui était présente avec une autre ancienne compagne du prévenu, a exprimé la douleur qu’elle a ressentie, affirmant être prête à endurer des coups plutôt que de vivre cette humiliation.
Ce type d'incident soulève des inquiétudes croissantes. Selon des experts en violence conjugale, ces actes sont symptomatiques d'un problème plus vaste au sein de la société française. La nécessité de lutter contre ces comportements est plus que jamais cruciale, tout comme celle d'éduquer pour prévenir de telles violences.







