Dans un effort significatif contre les violences intrafamiliales, l'ONG Soroptimist a offert un écran plasma à la brigade d'Angoulins, permettant ainsi la diffusion de clips de prévention. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une convention signée avec le groupement de gendarmerie de Charente-Maritime.
Au milieu de l'augmentation alarmante des cas de violence domestique, cette collaboration représente un pas vers une prise de conscience collective. Comme le souligne Christine Masse-Guépratte, présidente de Soroptimist La Rochelle, "nous essayons de voir comment nous pouvons aider les institutions existantes, car libérer la parole est essentiel à la lutte contre ce fléau".
La brigade d'Angoulins n'est pas étrangère à ce genre d'initiatives. En effet, Soroptimist avait déjà rénové une salle destinée à la parole au sein de la Maison de Confiance et de Protection des Familles à Tonnay-Charente, facilitant ainsi l'accès à des ressources pour les victimes.
Le colonel Johanne Gojkovic-Lette, commandant du groupement de gendarmerie, insiste sur l'importance de verbaliser les abus. Selon lui, "de nombreux mineurs ne comprennent pas que les situations violentes chez eux ne sont pas la norme". Ce constat met en lumière l'importance de programmes éducatifs et préventifs.
Marie-Claire Coquin, intervenante sociale, souligne l'importance de son travail en amont des procédures judiciaires, aidant les victimes à déposer plainte en toute sécurité. "Nous sommes là pour évaluer les problématiques et orienter les individus vers des dispositifs adaptés", explique-t-elle.
Les statistiques sont préoccupantes : en 2025, la gendarmerie a rapporté 507 cas de victimes, marquant une augmentation de 13 % par rapport à l'année précédente. Les prévisions pour 2026 ne sont pas rassurantes, avec une augmentation prévue de 15 %.
Il est crucial que les communautés s'engagent dans la lutte contre les violences intrafamiliales. Comme le rappelle la présidente de Soroptimist, "notre mission est d'être au service des femmes, en créant des ponts entre elles et les institutions". Ensemble, nous pouvons espérer un changement significatif et une meilleure prise en charge des victimes.







