Située dans le prisé comté de Marin, cette maison de 400 m² pourrait séduire tout cadre prospère de la Silicon Valley. Annoncée sur Zillow pour 4,85 millions de dollars, elle s'impose par ses services de haut standing, dont une piscine à débordement et un mini-golf, le tout sur près de 6 hectares.
Aucun prêt bancaire ou vente d'actifs n'est envisagé par le propriétaire. En effet, il privilégie l'échange, ciblant les actions de l'entreprise d'intelligence artificielle Anthropic, connue pour son assistant virtuel Claude.
"Une telle proposition est sans précédent dans mes 25 ans de carrière d'agent immobilier", confie Carey Condey de la plateforme immobilière Compass selon le San Francisco Standard.
Le banquier d'affaires Storm Duncan, basé à Miami, voit en cette maison la clé pour renforcer son portefeuille axé sur l'intelligence artificielle et parallèle à ses investissements immobiliers.
Cette opération témoigne d’un changement dans la façon d’appréhender la valeur des actifs. Pour le vendeur, cet échange s’inscrit dans une dynamique de diversification, visant à attirer des employés d’Anthropic avec des stock-options, tout en conservant une exposition à l’immobilier.
Ce mécanisme est basé sur des négociations qui visent à établir une valorisation au-dessus des dernières levées de fonds d'Anthropic, estimées à 800 milliards de dollars, impliquant ainsi des expertises financières.
Pour rendre l'offre plus attrayante, le propriétaire propose qu’après la cession des actions, l'actionnaire bénéficiera de 20% de la plus-value éventuelle, permettant ainsi de maintenir une connexion directe avec les performances futures de l’entreprise sans mobiliser de liquidités. Cela représente une occasion d’entrer dans le secteur immobilier sans apport.
diversification contre concentration : une logique patrimoniale
Cette vente inédite répond à une logique de diversification selon Duncan. Pour un actionnaire d’une entreprise technologique, obtenir un actif tangible pourrait aider à réduire la volatilité, tandis que pour lui, c’est l’opportunité de s’intégrer à un marché en plein essor, avec une vision optimiste de l'avenir.
Néanmoins, l'idée que l'immobilier soit moins volatile est discutable. Rappelons que cette maison avait été mise en vente par son précédent propriétaire en 2016 pour 10,8 millions, avant d'être acquise par Duncan pour 4,75 millions en 2019, comme le souligne le San Francisco Standard.







