Après une grève de la faim de trois jours à Bastia, un enseignant et acteur culturel a suspendu son action, réclamant la résolution d'une cession de terrain suspendue depuis deux ans. Un rendez-vous avec la Collectivité de Corse a été programmé pour mieux encadrer ce dossier.
Un habitant d'Ajaccio, Pierre, a tenu à exprimer son mécontentement face à la saturation de l'espace sur la voie verte des Sanguinaires. « C’est invivable, c’est insupportable... j'ai déjà croisé jusqu'à 15 cyclistes et 15 piétons sur le trottoir, c'est catastrophique. À mon avis, par groupes de cinq, c'est acceptable, mais la situation actuelle est inadmissible », a-t-il déclaré.
Ce constat de saturation et de conflit d'usage est partagé par d'autres usagers. Selon Sophie Raspail, membre de l'association Velocità, qui promeut l'usage du vélo à Ajaccio, l'aménagement actuel ne favorise pas une cohabitation harmonieuse entre piétons et cyclistes. « La largeur de la voie ne permet pas une circulation fluide, et la fréquentation élevée sur la route des Sanguinaires entraîne inévitablement des tensions », a-t-elle expliqué.
Comment Velocità, l'association de promotion et de défense du vélo à Ajaccio, analyse-t-elle cette situation ?
Velocità pointe que les conflits sont plus fréquents avec de grands groupes ou des cyclistes rapides sur cette voie, qui était à l'origine conçue pour les sorties en famille. Face à cette situation, l’association propose une séparation des flux de circulation : une piste cyclable réservée aux vélos et un trottoir large pour les piétons. Ces ajustements seraient d'ailleurs dans le viseur de la Collectivité de Corse, selon Sophie Raspail.
« Nous demandons des aménagements dédiés... la collectivité est consciente des enjeux et envisage une solution qui permettra une meilleure intégration des cyclistes », a-t-elle affirmé. Cela pourrait être particulièrement pertinent dans les sections les plus larges.
Il est donc attendu que certains travaux d'amélioration commencent à apparaître. Cependant, dans les zones urbaines plus étroites, la cohabitation pourrait continuer d'être problématique, incitant chacun à plus de vigilance et de bonnes pratiques pour réduire les conflits.







