Un laboratoire clandestin dédié à la fabrication d’armes par impression 3D a été récemment démantelé à Pau, entraînant l'interpellation de quatre jeunes hommes originaires du Béarn. Le procureur de Toulouse, Lisa Bergereau, a indiqué qu'ils ont été mis en examen pour plusieurs infractions liées à la législation sur les armes.
Âgés de 17 à 21 ans, ces individus ont été arrêtés lors d'une opération menée par la police judiciaire de Toulouse, en collaboration avec la police de Pau. Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire, une décision soulignant la gravité des accusations.
Cette enquête, qui a duré plusieurs mois, a révélé que les armes produites, notamment des pistolets semi-automatiques de type Glock, étaient destinées à un trafic illicite. D'après La Dépêche du Midi, ces armes modifiées étaient vendues entre 300 et 600 euros l'unité et expédiées par colis postal.
Les enquêtes ont également mis en lumière l'emplacement de cet atelier, situé dans un garage loué à Soumoulou. Les matières premières nécessaires à la production provenaient d'une entreprise de Haute-Garonne et étaient stockées à proximité. Bien que les imprimantes 3D puissent réaliser la majorité des composants, seules les pièces métalliques et certains éléments tels que le percuteur devaient être obtenus séparément.
Les découvertes inquiétantes soulèvent des questions sur les nouvelles technologies et leur utilisation dans la fabrication d’armes. Des experts en armement notent que ces pratiques pourraient constituer un danger potentiel, surtout dans les mains de jeunes dans des environnements criminels. Lisa Bergereau a souligné que ces enquêtes continuent de s'étendre pour identifier d'éventuels complices et démanteler ce réseau illicite.







