Ce dimanche à 11 heures, une marche silencieuse se tiendra à Narbonne pour honorer la mémoire de Louis, un jeune homme d'à peine dix-sept ans, tragiquement lynché par cinq individus. Sa tante et marraine a partagé son témoignage déchirant sur Points de Vue pour Le Figaro TV.
«Les assassins se sont filmés autour de lui en riant pendant qu’il agonisait dans son sang», a-t-elle révélé. Louis, qui se trouvait dans un foyer de l'Aide sociale à l'enfance, a été victime d'un guet-apens dans la nuit du 19 au 20 juin, et n'a été découvert que le lendemain, après avoir succombé à ses blessures à l'hôpital le mardi suivant.
Les circonstances du meurtre sont particulièrement troublantes. Les agresseurs ont enregistré des vidéos tout au long de l'attaque, capturant l'horreur de leurs actes insensés. «Dans un enregistrement, on voit l’un des assaillants arborer la casquette de mon neveu qu’ils viennent d’assassiner», a ajouté Marie-Julie Marteau, la voix visiblement affectée. Une autre vidéo révèle des provocations, avec les assaillants intimant à Louis que ce châtiment est destiné à lui apprendre à ne pas parler à la police.
Louis, qui souffrait de TDAH, avait récemment porté plainte pour des agressions subies. Les cinq suspects, interpellés et placés en garde à vue avant sa mort, font face à des accusations de «tentative d’homicide», qui devraient être requalifiées en «assassinat», un crime passible d'une peine sévère. Sa mère, Amandine, réclame la perpétuité pour les coupables.
Inquiète de la banalisation de la violence, la famille a décidé de renommer la marche en sa mémoire, s'opposant au terme de «marche blanche», jugé inutile. «Nous en avons ras le bol. Les Français en ont assez de ces marches blanches», déclare la tante de Louis.
Les représentants politiques de tous bords sont attendus à cet hommage. «Les violences subies par Louis ne connaissent ni gauche ni droite. Si les politiques ne comprennent pas cela, c'est tout simplement désolant», a conclu la marraine de l'adolescent, exprimant sa douleur et son espoir de changement face à la violence croissante.







