Ce vendredi 3 juillet, le parquet de Marseille a annoncé que trois nouveaux suspects ont été mis en examen dans l'affaire de Chloé Aldrovandi, une étudiante de 18 ans assassinée en Corse en février 2025. Cette affaire, qui a ébranlé l'île, révèle des liens avec des réseaux criminels.
Les accusations portent sur des charges de participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, ainsi que de recel et de vol en bande organisée. Deux des mis en examen sont également accusés de meurtre avec préméditation en bande organisée.
Un cercle de complicité qui s'élargit
Les enquêtes, dirigées par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, continuent de faire émerger des connections inquiétantes. D'autres membres potentiels du réseau criminel sont toujours recherchés, alors que les répercussions de ce meurtre continuent de se faire sentir dans la communauté locale.
Un des suspects, Lucas Sabiani, avait été mis en examen en janvier 2026 pour recel et participation à une association de malfaiteurs, tandis qu'Antoine Pellegrini, un autre suspect, avait fait l'objet de poursuites similaires depuis décembre dernier. Jean-François Mattei, présumé comme le commanditaire du meurtre, est lié à l'un des clans criminels les plus puissants de Corse.
Mattei a été accusé d'assassinat en récidive et est dépeint par les autorités comme un acteur clé dans un conflit entre familles criminelles, en particulier entre les clans Costa et Mattei, ce dernier ayant suscité des inquiétudes parmi la population locale. Selon un rapport de police de 2025, cette vendetta entre les familles est responsable d'un nombre significatif d'homicides sur l'île, exacerbant un climat d'insécurité persistent.
"Cette vendetta historique opposant les familles Costa et Mattei est à l'origine de très nombreux assassinats", souligne une note confidentielle.
La tragédie d'Aldrovandi, tuée par balle le 15 février, a eu lieu dans des circonstances particulièrement dramatiques. Les enquêteurs penchent pour une erreur de cible, le tireur visait en réalité le compagnon de la victime. Chloé a été abattue dans un guet-apens en sortant d'une résidence, subissant 15 impacts de balles tirées d'armes à feu divers, une attaque qui a laissé la communauté sous le choc.
Les conséquences de cette affaire ne se limitent pas à un simple fait divers : elles soulignent l'existence d'un crime organisé sur l'île et la nécessité d'une réponse policière adaptée. Les autorités locales, tout en garantissant une plus grande sécurité, doivent faire face à une criminalité qui semble profondément enracinée dans certaines zones.







