L’influenceur masculiniste Paffman, déjà sous enquête depuis août dernier, se retrouve de nouveau sous les feux des projecteurs judiciaires après un récent live TikTok où il a exprimé sa volonté de provoquer une tuerie de masse. Ce dernier comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Lille le 1er décembre, selon les déclarations du procureur Samuel Finielz.
Le signalement, reçu par le parquet de Lille, fait état de propos alarmants prononcés lors de ce live. Les investigations ont établi que l'individu en question est Paffman, âgé d'une vingtaine d'années, déjà ciblé pour des contenus jugés apologiques du viol et de la violence dans d'autres vidéos publiées sur ce même réseau social.
Paffman, interpellé à son domicile, a reconnu les faits, expliquant sa démarche par un désir de « créer le buzz ». Les enquêteurs ont découvert sur son téléphone plusieurs vidéos menaçantes à l’encontre de personnes présentes sur les réseaux sociaux. En raison de la gravité des accusations, le parquet a décidé de joindre cette nouvelle affaire à celle déjà ouverte en août, augmentant ainsi la portée de l'enquête.
D’après M. Finielz, Paffman fait face à de nombreuses accusations en lien avec l'apologie de la violence, y compris l'apologie de l'assassinat et d'autres infractions connexes comme la provocation à la discrimination en raison de l’ethnie ou du sexe. Pour prévenir toute récidive, il a été placé sous contrôle judiciaire, lui interdisant d'utiliser ses comptes TikTok et Youtube pendant six mois.
Le masculinisme, dont les origines remontent aux années 1980 comme réaction au féminisme, avance des arguments qui justifient la suprématie masculine tout en accablant les femmes pour les maux subis par les hommes. Ce discours, de plus en plus en vogue, suscite l'inquiétude parmi des experts qui alertent sur l'impact négatif de ces idées sur les jeunes générations en France. Comme le souligne un rapport administratif, la montée du masculinisme pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la société si elle n'est pas rapidement combatue.







