La situation judiciaire de Patrick Bruel continue de se compliquer. D'après une déclaration faite par les avocats des plaignantes à l’AFP, trois nouvelles plaintes ont été déposées contre l'artiste de 67 ans, déjà mis en examen depuis juin dans des affaires de violences sexuelles, selon une information rapportée par Mediapart.
Les plaintes incluent deux pour viol et une pour agression sexuelle sur mineure, soumises les 25 juin et 1er juillet au doyen des juges d’instruction de Nanterre. Patrick Bruel fait déjà l'objet de quatre enquêtes distinctes : un viol présumé à Neuilly-sur-Seine en 2008, une tentative de viol à Bruxelles en 2010, un cas d’agression et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019 et une plainte pour harcèlement sexuel à Ajaccio la même année.
Quelles sont les nouvelles accusations ?
D'après Mediapart, l'une des nouvelles plaintes concerne des actes non prescrits. Une plaignante, sous le prénom d'emprunt Stéphanie, fait état d'un viol qui serait survenu en 2014 lors d'un événement international de poker. Une autre femme, Jeanne, également sous un faux nom, accuse Bruel d'un viol puis d'une tentative de viol dans les années 2000. Toutes deux sont représentées par Me Corinne Herrmann et Me Sonia Kanoun.
Enfin, une troisième plaignante, représentée par Me Benjamin Chouai, évoque une agression sexuelle dont elle aurait été victime à 15 ans, survenue en septembre 1992 à New York, près de l'US Open, où elle était bénévole. Parallèlement à ces nouvelles accusations, Patrick Bruel bénéficie également du statut de témoin assisté dans quatre autres affaires et un neuvième cas, concernant un viol présumé à Grenoble en 2000, a été écarté par les juges en raison de la prescription.
Me Corinne Herrmann a émis un appel à cette décision, remettant en question la prescription établie par les magistrats. Cela pourrait potentiellement raviver l'examen de l'affaire. Les avocats de Patrick Bruel ont réagi en qualifiant ces accusations de « fausses » et ont affirmé que leur client répondrait à ces allégations dans le cadre approprié : devant la justice. Ils insistent sur le fait que « seule l'autorité judiciaire est en mesure d'établir les faits dans une affaire souvent perturbée par le bruit médiatique ».







