Dans un bulletin sanitaire récent, dévoilé le 1er juillet, le réseau SOS Médecins signale une augmentation préoccupante de 85 % des décès parmi les personnes âgées de 75 ans et plus durant le pic de chaleur. Bien que le décompte final ne soit pas encore disponible, d'autres indicateurs, tels que le nombre d'urgences, sont alarmants.
Le bilan de cette canicule de juin 2026 pourrait-il dépasser celui, tristement célèbre, de l'été 2003 ? À ce stade, il est trop tôt pour le dire. Cependant, un effet rebond quant aux conséquences physiques de la chaleur pourrait se manifester dans les jours suivant la diminution des fortes températures. De plus, les chiffres de la semaine dernière restent encore à stabiliser.
Dans un bulletin sanitaire publié par les autorités sanitaires, plusieurs données interrogent. Le réseau SOS Médecins a noté une flambée de 85 % des décès enregistrés par ses membres chez les 75 ans et plus, durant la période du 22 au 28 juin, coïncidant avec le pic de chaleur.
En outre, SOS Médecins a observé une montée des consultations pour coup de chaleur, atteignant 480 %, soit 2 414 cas supplémentaires. Les cas de déshydratation ont, eux, augmenté de 316 %.
Les jeunes enfants et les personnes âgées en première ligne
Les urgences ont également enregistré des chiffres conséquents. Les visites des enfants de moins de 2 ans ont augmenté de 13 % par rapport à la semaine précédent la canicule, avec 2 608 passages supplémentaires. Concernant les seniors de 75 ans et plus, une hausse de 11 % a été observée. Les admissions pour hyperthermie grimpent de 715 %, tandis que celles liées à la déshydratation affichent une augmentation de 229 %, et les malaises, une hausse de 37 %.
En réaction à cet afflux de patients, le gouvernement a décrété le Plan Orsan de niveau trois. Ce dispositif reste actif pour accompagner la lente diminution des hospitalisations causées par la canicule. Par ailleurs, certains modèles météorologiques prévoient une nouvelle escalade des températures pour le week-end du 4 et 5 juillet. Avec des organismes déjà fatigués, une nouvelle vague de chaleur soulève des inquiétudes quant à la pression supplémentaire sur les services de santé.







