Du 4 juillet au 30 août, la célèbre place Sainte-Cécile d’Albi sera inaccessible aux véhicules dans le but de désengorger le centre-ville durant l’été. Cette décision, bien que saluée par certains, suscite déjà de vives réactions chez les automobilistes sur les réseaux sociaux, qui redoutent des conséquences sur leur trajet quotidien.
La municipalité a annoncé cette fermeture ce matin sur ses plateformes numériques, stipulant que la piétonnisation se fera de 11 heures à minuit. Seules les bicyclettes et les véhicules d’urgence seront autorisés. "L’objectif est d’apporter un meilleur confort aux piétons tout en soutenant les événements estivaux qui boostent l’attractivité du centre-ville", a précisé un représentant de la ville.
Favoriser un espace convivial
Un contact avec des habitants a révélé un mélange d’enthousiasme et de scepticisme. "C’est agréable de pouvoir flâner sans voitures, mais ça complique les déplacements pour ceux qui travaillent", a souligné une Albigeoise. Cette initiative n’est pas nouvelle : déjà en 2011, une première expérience avait été réalisée sous la direction de l’ancien maire Philippe Bonnecarrère, suivie par une autre en 2015 durant des travaux.
Par ailleurs, la fermeture estivale du pont de la République a déjà démontré que les zones piétonnes peuvent attirer un public varié, rendant le quartier Castelviel très fréquenté, notamment depuis la création d’une passerelle.
Cependant, la pilule passe mal pour certains automobilistes, comme en témoigne un internaute : "Chaque été, on doit faire des détours, ça devient lassant". Plusieurs d'entre eux ont également pointé du doigt que ces mesures semblent favoriser le tourisme au détriment des résidents.
Un axe crucial pour le trafic
La place Sainte-Cécile est un axe majeur permettant de relier plusieurs points clés, comme le parking du Bondidou ou la gare, ce qui rend cette fermeture particulièrement délicate. Les utilisateurs habituels du parking devront s'adapter à un nouveau parcours, ce qui risque d’augmenter la congestion dans les rues voisines. Des experts en urbanisme de l’INSEE ont exprimé que de tels changements doivent être scrutés de près pour éviter un impact négatif sur la circulation des habitants.
Aussi, des témoignages d’automobilistes soulignent que les alternatives pourraient s’avérer compliquées. "Les GPS nous mélangent souvent, et sans ces routes, ça va être un vrai casse-tête", a averti un conducteur régulier du secteur.
La municipalité a affirmé qu’il s’agit uniquement d’un projet pilote ; un bilan sera établi à la fin de la période d’essai pour déterminer si cette décision mérite d'être pérennisée.







