À l’issue d’une canicule record en France, un collectif a lancé une pétition visant à inciter les locataires de logements qualifiés de "bouilloires thermiques" à suspendre leurs paiements de loyer. Ce mouvement exige le droit de ne pas payer pour des habitations manquant de protections solaires et de ventilation adaptées.
Le slogan "Pas de volets, pas de loyer" résonne dans les foyers, alors que l’été a débuté par une vague de chaleur exceptionnelle traversant la France. Les résidents vivant dans des "bouilloires thermiques" sont les plus durement touchés. Selon la Fondation pour le logement, près de la moitié des logements en France souffrent de cette situation.
Dans un rapport de BFMTV, on apprend qu'un collectif d’associations a divulgué une pétition le 27 juin passé, solliciter la suspension des loyers pour les logements dépourvus de protection solaire ou d'une ventilation adéquate.
"L’heure est venue de monter le ton"
La pétition, accessible sur Change.org, interpelle les locataires avec l'invite "Pas de volets, pas de loyer !". À ce jour, plus de 35 000 citoyens ont déjà manifesté leur soutien. Le texte, qui critique vivement l'inaction gouvernementale, déclare : "Face aux renoncements des gouvernements successifs et à l'indifférence des médias, il est temps de se faire entendre pour ceux qui luttent contre la chaleur chez eux sans protection".
Les instigateurs de la pétition réclament également que le gouvernement assure un droit à la suspension des loyers pour les locataires vivant dans des conditions insupportables en raison d'une absence d'équipements adaptés pour faire face à la chaleur. Ils demandent notamment l’intégration des dispositions de la proposition de loi 'Zéro Logement Bouilloire' dans le projet de loi sur le logement. Cette proposition visait à inclure les effets de la surchauffe dans la définition de la précarité énergétique et de la rénovation, tout en garantissant aux locataires le droit d'exiger des aménagements, tels que l'installation de stores, de volets en bois et de brasseurs d’air, tout en simplifiant les normes patrimoniales pour faciliter l’adaptation des logements face aux canicules.







