Le tribunal correctionnel de Toulon a rendu son verdict dans une affaire troublante : une grand-mère, Arbia S., a été condamnée à six mois de prison avec sursis pour avoir proféré des menaces à l'égard de la directrice d'une école maternelle à La Seyne-sur-Mer. Les événements se sont déroulés en mai 2025, lors d'un rendez-vous lié à des soupçons de violence envers sa petite-fille au sein de l'établissement, selon Var-Matin.
Alors qu'elle accompagnait sa fille à l'école Anatole-France, Arbia S. a attendu son tour avec une impatience croissante. Son mécontentement a éclaté lorsque la directrice, occupée par d'autres obligations, a reçu des signaux d'agacement. Des témoins rapportent que la grand-mère a insulté et menacé la responsable, se rapprochant d'elle avec agressivité en déclarant : "Si ce n’est pas ma fille qui la frappe, c’est moi qui vais le faire." Cette confrontation s'est produite en présence d'autres adultes, mais aussi de très jeunes enfants.
Face au tribunal, Arbia S. a admis avoir perdu son calme mais a nié avoir commis des violences, arguant de sa détresse personnelle. "Je venais d'enterrer mon père, j'étais perturbée", a-t-elle témoigné. Son avocate a plaidé en sa faveur en introduisant le fait qu'elle avait un casier judiciaire vierge et qu'elle traversait une dépression difficile.
Ceci a été contesté par Me Nora Biout, représentante de la partie civile, qui a décrit la situation comme inacceptable, affirmant : "Elle n’avait rien à faire dans cet établissement, ce n’est pas elle qui avait rendez-vous. Un an après, ma cliente demeure très affectée par cet épisode."
Philippe Plantard, président du tribunal, a souligné la gravité de tels actes, qualifiant le comportement d'Arbia de "très graves troubles à l'ordre public". En plus de sa peine de prison avec sursis, la grand-mère a été condamnée à verser 1 000 euros en réparation du préjudice moral infligé à la directrice, un rappel que le calme est primordial dans les lieux dédiés à l'éducation.







