Lucas Sabiani, un homme de 29 ans, vient d'être incarcéré par les autorités pour recel et participation à une association criminelle, dans le cadre de l'enquête concernant l'assassinat de Chloé Aldrovandi, une étudiante de 18 ans tuée par balle en février dernier. Ce développement résulte de l'interrogation de plusieurs individus liée à cette tragédie qui continue de perturber la Haute-Corse.
La nature choquante de cette affaire a captivé l'attention du public, avec une mise en examen également de son complice présumé, Antoine Pellegrini, âgé de 22 ans, arrêté en décembre. Selon le parquet de Marseille, Sabiani a été mis en examen pour avoir reçu des biens provenant d’un vol en bande organisée et pour son rôle dans une organisation criminelle visant à la préparation d’un crime.
La tragédie de Chloé Aldrovandi a notamment suscité de vives réactions sur l’île, où de nombreux habitants demandent des explications sur les circonstances entourant cet acte violent. Les enquêteurs mettent en avant la thèse d'une méprise, estimant que les tireurs auraient visé par erreur le petit ami de la victime plutôt que Chloé elle-même. Le jour de la fusillade, la jeune femme a été touchée par plusieurs projectiles, provenant à la fois d’un fusil de chasse et d’un pistolet 9 mm, alors qu'elle sortait d'une résidence à Ponte Leccia.
Les deux armes utilisées lors de cet incident tragique ont été découvertes carbonisées à l’intérieur d'un véhicule brûlé, à environ vingt kilomètres de la scène du crime. Cette découverte soulève des interrogations quant à la planification de l’assassinat, tandis que les avocats de Pellegrini indiquent que leur client n’avait pas connaissance du projet criminel.
Des experts en criminologie soulignent que la violence en Corse pourrait être liée à des rivalités locales, renforçant l’idée que l’assassinat pourrait avoir des implications plus larges, potentiellement liées à des actes de criminalité organisée. D’autres sources, telles que Le Parisien, poursuivent leurs investigations pour comprendre les dynamiques sociales à l’œuvre derrière ce meurtre.
Alors que l’île demeure sous le choc, les habitants expriment leur scepticisme vis-à-vis de la sécurité de leur communauté. La tragédie de Chloé Aldrovandi ressemble à un appel à l’action pour les autorités et un cri de désespoir pour ceux qui souhaitent voir un changement face à la montée de la violence en Corse.







