Toute la Suisse s'unit ce vendredi pour rendre hommage aux victimes jeunes et innocentes de l'incendie dévastateur survenu dans un bar à Crans-Montana, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Cet événement tragique a coûté la vie à 40 personnes, dont presque la moitié étaient mineures, et a blessé 116 autres dans une station de ski prisée.
Les enquêteurs, en quête de justice, examinent attentivement les responsabilités du couple de propriétaires, Jacques et Jessica Moretti, entendus ce vendredi par le ministère public à Sion. En effet, des questions subsistent sur les mesures de sécurité en vigueur au Constellation, le bar concerné, qui n’avait pas été inspecté depuis 2019, comme l’a révélé la commune de Crans-Montana.
Alors que l'ensemble du pays a été invité à observer une minute de silence à 14H00, suivie par le carillonnement des cloches, une cérémonie commémorative se tient à Martigny, où des représentants de la France et de l'Italie, pays durement touchés avec respectivement neuf et six morts, seront présents. Une gestion de la crise qui interpelle au-delà des frontières, avec une couverture médiatique massive en France, notamment par Le Monde.
Un mémorial a été érigé devant le Constellation, garni de fleurs, bougies et photos des victimes, témoignant d'une douleur collective. Johan Verthoogen, rescapé belge, a partagé son expérience traumatisante, évoquant comment il a tenté d’aider les victimes. Selon ses mots, "C’était dur de voir des corps, des enfants de 16, 17 ans.”
Au total, 19 nationalités sont touchées par cette tragédie insupportable. Actuellement, 83 blessés demeurent hospitalisés dans divers pays, notamment en France, en Italie et en Belgique. Le couple Moretti a été placé sous enquête pour homicide et incendie par négligence, mais étonnamment, n’a pas subi de détention provisoire, suscitant des interrogations sur la justice en matière de sécurité publique.
D'après les premières conclusions des enquêteurs, l'incendie aurait été causé par des bougies étincelantes entrant en contact avec le plafond du sous-sol du bar. Ce drame soulève des inquiétudes sur la réglementation en matière de sécurité, alors que les familles des victimes demandent des réponses claires à ces questions tragiques. Les experts s'accordent à dire qu'il est inconcevable qu'une tragédie de cette ampleur puisse se produire en Suisse, dotée d'un cadre législatif supposé protéger le public. La voix de Le Figaro souligne le besoin urgent d'une révision des protocoles de sécurité pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise.







