Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que le régime ne cédera pas face aux manifestations croissantes, percevant celles-ci comme une menace sérieuse pour la République islamique établie depuis 1979. Lors d'un discours diffusé à la télévision d’État, Khamenei a prononcé des mots fermes, affirmant : « La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs». Son intervention survient alors que des Iraniens se rendent en masse dans les rues, criant des slogans tels que « Mort au dictateur », un signe de mécontentement face à une inflation persistante et des conditions de vie difficiles.
Les rassemblements se sont intensifiés, notamment à Téhéran, où la peur d'une répression accrue se mêle à un désir de changement. Les autorités ont signalé des actes de vandalisme et des destructions, avec plus de 42 bus et plusieurs bâtiments endommagés par des manifestants. Le climat de tensions est aggravé par une coupure d'internet dans tout le pays, une manœuvre que de nombreux observateurs, comme Netblocks, attribuent à une tentative de contenir les informations circulant sur les manifestations.
Les forces de sécurité, déjà sous pression, ont subi des pertes : plusieurs membres des forces de l'ordre ont été tués lors des troubles, exacerbant les tensions. Les Gardiens de la Révolution, l’entité militaire idéologique du pays, ont qualifié la situation d'« inacceptable », promettant une répression sans précédent des « émeutiers », avec le chef du pouvoir judiciaire menaçant de sanctions sévères.
Tandis que les dirigeants iraniens dénoncent l'ingérence étrangère, notamment des États-Unis et d'Israël, les manifestations prennent de l'ampleur. Les opinions des experts s'entrecroisent, avec certains comme Reza Pahlavi, figure de l'opposition en exil, appelant à un soutien international plus fort pour le mouvement populaire. Les répercussions de ces événements vont au-delà des frontières iraniennes, touchant notamment la relation complexe du pays avec l'Occident.
Au niveau international, des organisations de défense des droits humains, telles qu'Amnesty International et Human Rights Watch, ont averti que les méthodes de répression utilisées par le gouvernement iranien pourraient constituer des violations des droits fondamentaux. La France a par ailleurs appelé à une retenue maximale de la part des autorités iraniennes dans le traitement des protestations, tandis que l'Union européenne a condamné fermement l'usage excessif de la force.
Ces événements pourraient marquer un tournant dans l'histoire récente de l'Iran, en proie à des tensions internes croissantes et aux conséquences d'une économie fragilisée, accentuées par des sanctions internationales.







