Dans un retournement de situation inattendu, Unibev, une PME d'Ajaccio, a réussi à contrecarrer les plans de Tesla en enregistrant le nom « Cybercab ». Selon Le Figaro, tout a commencé le 10 octobre dernier, lorsque le PDG de Tesla a présenté son concept de taxi autonome. Cependant, trois semaines plus tard, le 28 octobre, Unibev a déposé le nom aux États-Unis, empêchant Tesla d'utiliser cette désignation.
Le bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) a priorisé la demande d'Unibev, plaçant celle de Tesla en attente. Comme l'explique un expert en droit des marques, cette situation illustre l'importance de soumettre rapidement les demandes de marque, une leçon que même les géants de l'industrie peuvent tirer. Avec l'introduction de leur taxi autonome prévue, Tesla ne peut pas prétendre à l'exclusivité du nom « Cybercab » tant qu'Unibev ne retire pas sa demande.
Unibev : le David contre Goliath de cette affaire
Ce n'est pas la première fois qu'Unibev devance Tesla sur le terrain des marques. L'entreprise, qui s'est fait un nom dans le secteur des boissons, détient déjà trois marques, dont « Teslaquila », une tequila en édition limitée créée par Elon Musk. Cela soulève des questions sur les motivations d'Unibev, qui semble exploiter les failles administratives du système pour se positionner en tant qu'acteur clé dans cet affrontement. Selon Electrek, des sources proches du dossier révèlent que des négociations entre Tesla et Unibev sont en cours, mais qu'aucun accord n'a encore été conclu.
En parallèle, à mesure que les projets pour le taxi autonome avancent, la production des véhicules électriques s'accélère. Des prototypes ont été présentés début décembre et leurs tests de circulation ont commencé au Texas. La situation actuelle pourrait sérieusement compliquer les ambitions de Tesla sur le marché du transport autonome.
Alors que Tesla continue à innover, cette affaire rappelle que même les plus grandes entreprises doivent rester vigilantes face à la concurrence, quelle que soit sa taille. La leçon à retenir ? Dans le monde des affaires, même un petit acteur peut faire vaciller un géant.







