Un événement tragique a secoué la communauté du Passage-d’Agen avec la découverte, le jeudi 8 janvier, de la crèche de l’église Sainte-Jehanne malmenée. Les statues des personnages de la Nativité, dont celles des rois mages et de Jésus, ont été retrouvées brisées, ce qui a suscité une vive indignation parmi les plénipotentiaires de la paroisse et les habitants. Jérôme Pomié, curé de la paroisse, a déclaré : « Les blessures causées à la statue de Jésus, décapitée et démembrée, sont particulièrement douloureuses pour nous. » Une enquête a été ouverte par la police, qui a commencé à examiner les lieux pour en déterminer les circonstances exactes.
Francis Garcia, maire de la commune, a aussi exprimé son émotion face à cet acte, le qualifiant de « très violent » et soulignant les effets néfastes de tels actes sur le patrimoine culturel et spirituel de la région. « Cette crèche, datant du XIXe siècle, est un symbole fort pour nos habitants », a-t-il ajouté, regrettant les incidents similaires déjà survenus dans le passé, « On tente de comprendre les motivations derrière un acte aussi stupide et rebutant. Est-ce de l'incivilité ou une profanation ? ».
Les commentaires continuent d'affluer sur les réseaux sociaux, alimentés par la colère et la tristesse de nombreux habitants. Un groupe de citoyens a même proposé de contribuer financièrement pour la restauration des statues, tandis que des appels à renforcer la sécurité à l'intérieur de l’église se font de plus en plus pressants. L'abbé Pomié a déclaré qu'il envisagerait l'installation de caméras de surveillance pour dissuader de futurs incidents et garantir la sécurité des lieux de culte.
« Nous voulons que notre église demeure un espace ouvert et accueillant, tout en protégeant notre patrimoine », a-t-il affirmé. La sympathie de l’évêque d’Agen, Alexandre de Bucy, se joint à celle des paroissiens en chantant les vêpres dans l'église ce dimanche. Les experts soulignent l'importance d'une réponse communautaire à ce genre d’incident. Henri Dupuis, sociologue à l’Université de Bordeaux, déclare que « ces actes de vandalisme touchent profondément l’identité d’une communauté. »







