Dans une déclaration audacieuse, Donald Trump a récemment affirmé son intention d'acquérir le Groenland, déclarant que les États-Unis pourraient adopter "la manière douce" ou "la manière forte" pour atteindre cet objectif. Lors d'une conférence à la Maison Blanche, le président américain a tenté de minimiser le refus du Danemark, martelant que l'histoire ne justifie pas la possession actuelle de l'île.
Depuis Copenhague, la réponse du gouvernement danois est claire : le Groenland n’est pas à vendre, un message réitéré par la Première ministre Mette Frederiksen. "Nous avons une relation unique, mais cela ne veut pas dire que le Groenland puisse être vendu", a-t-elle déclaré, soulignant les implications diplomatiques d'une telle proposition.
Trump a cependant renforcé sa position, affirmant que permettre à d'autres puissances comme la Russie ou la Chine de prendre pied sur l'île arctique serait inacceptable. "Nous devons garantir la sécurité des États-Unis dans cette région stratégique", a-t-il ajouté, sans exclure l'option militaire.
Cette tentative de revendication territoriale s'inscrit dans un contexte géopolitique complexe, où le Groenland devient un enjeu crucial dans la rivalité entre les grandes puissances. Selon plusieurs experts, la présence américaine dans cette région pourrait être déterminante pour contrer les ambitions de Pékin et Moscou. L'analyste en géopolitique, Sophie Delau, a noté que "la situation arctique est de plus en plus tendue, et l'intérêt américain pour le Groenland n'est pas seulement économique, mais aussi stratégique".
Alors que Trump laisse entendre qu'il pourrait être prêt à négocier, y compris par le biais de pressions diplomatiques, le flou persiste quant à la nature exacte de cet investissement. "Nous étudions toutes les options", a déclaré le président, tout en pesant les conséquences pour l'OTAN, dont le Danemark est un membre clé. Cette situation a soulevé des inquiétudes au sein de l'alliance, des experts mettant en garde contre les ramifications d'un conflit potentiel.
Face à ces déclarations, les tensions entre les États-Unis et le Danemark s'accroissent, amenées par un jeu de pouvoir qui pourrait redéfinir les relations internationales dans l'Arctique. Pour l’instant, l’avenir du Groenland semble plus incertain que jamais, les discussions de Trump laissant planer un doute sur les intentions réelles des États-Unis dans cette lutte pour l'influence régionale.







