Le député Éric Ciotti a été entendu le 9 janvier dernier par la police dans le cadre d'une enquête visant des soupçons de fichage illégal. Selon Le Parisien, l'audition a eu lieu à Nanterre, au sein de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.
Cette enquête a été ouverte en mai 2025 par le parquet de Nice, suite à des allégations d'enregistrement et de conservation illégaux de données personnelles sensibles, sans le consentement des individus concernés. Les révélations se basent sur une enquête menée par Libération, qui affirme que le député des Alpes-Maritimes possédait des fichiers contenant des informations telles que l'appartenance religieuse, ethnique, et financière de centaines de personnalités de la Côte d’Azur sous forme de tableau Excel.
Des indications encore plus préoccupantes émergent : certains noms étaient accompagnés de mentions telles que "confession juive", "communauté arménienne", ou des commentaires liés à la situation patrimoniale des individus. Ces pratiques, si avérées, seraient non seulement illégales mais également contraires aux valeurs démocratiques et républicaines, selon plusieurs experts en droit public interrogés.
L'enquête ne fait que commencer, et des proches de l'élu ainsi que du matériel informatique ont d'ores et déjà été saisis. La situation pourrait avoir des répercussions non seulement sur la carrière politique de Ciotti, mais également sur la confiance du public envers ses actions passées.
Des chercheurs en politique et des critiques affirment que de telles accusations soulèvent des questions sur l'intégrité des institutions publiques. "La collecte d'informations privées sur des bases discriminatoires n'a pas sa place dans une démocratie", a déclaré un expert de la protection des données. La suite de cette affaire sera donc à surveiller de près tant concernant son impact sur la campagne municipale à Nice que sur la vie politique française dans son ensemble.







