Alors que les manifestations secouent l'Iran, Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah, exhorte les Iraniens à "descendre dans les rues" pour occuper l'espace public ce week-end. Dans un message diffusé sur X, il souligne que l'objectif dépasse désormais les simples rassemblements : il appelle à "prendre" les centres-villes afin de revendiquer des changements fondamentaux.
Cette mobilisation survient au treizième jour d'un mouvement d'opposition qui a débuté dans la capitale le 28 décembre, misant principalement sur la hausse du coût de la vie. Selon l'ONG Iran Human Rights, plus de cinquante manifestants ont perdu la vie, dont plusieurs mineurs, indiquant la gravité de la situation actuelle. Des images récentes, relayées par l'Agence France-Presse (AFP), montrent des foules dans les rues de Téhéran, Tabriz et même Kermanshah, attestant de la portée nationale de ces manifestations.
Les experts voient dans ces événements une résonance avec les manifestations de 2022, consécutives à la mort de Masha Amini, arrêtée pour un voile jugé inapproprié. "La population irakienne montre un véritable désir de changement", analyse un spécialiste de l'Iran auprès de France24. "Il y a une volonté de faire entendre leur voix dans les rues, même face à la répression".
Dans le même temps, Reza Pahlavi a interpellé Donald Trump, lui demandant de soutenir le peuple iranien. Trump a, de son côté, menacé de réagir sévèrement si des manifestants subissaient de nouveaux abus. Pendant ce temps, Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a réaffirmé, lors d'une allocution télévisée, que son gouvernement ne pliera pas devant des "saboteurs". Il a également accusé les États-Unis d'avoir une responsabilité dans les troubles, faisant écho aux tensions historiques entre les deux pays.
Enfin, une coupure d'internet, décidée par les autorités iraniennes en réponse aux troubles, complique les communications et la sécurité des manifestants. La cybersécurité est particulièrement affectée, selon Netblocks, ajoutant un obstacle supplémentaire à l’organisation des mouvements de contestation.







