L'enquête entourant l'assassinat d'Alain Orsoni, un élément clé du paysage nationaliste corse, continue d'évoluer. Suite au tragique événement survenu lors des obsèques de sa mère à Véro, l'affaire est désormais sous la supervision du Parquet national anticriminalité organisée, révélant l'importance du dossier.
Orsoni, abattu lundi en plein cœur d'un cimetière, sera incinéré ce samedi à Ajaccio, a rapporté une source proche de l'affaire à l'AFP. Une cérémonie familiale se tiendra par la suite à Véro, sans visite du cimetière où l’assaillant a commis son acte.[source: Le Parisien]
À 16h30 le jour fatidique, Orsoni a été atteint d'une balle fatale, tirée probablement à distance, alors qu'il se trouvait entouré de sa famille, un moment de recueillement devenu tragiquement célèbre.
Un nationaliste au parcours complexe
Le Parquet national anticriminalité, récemment créé, a pris en charge cette enquête, soulignant la notoriété de la victime et son implication dans le milieu corse. Il s'agit là de la première affaire à être gérée par ce nouveau parquet, qui s’associe à la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille pour démêler ce mystère. L'autopsie d'Orsoni a été effectuée mercredi, faisant partie intégrante des investigations.
Alain Orsoni, qui avait déjà été la cible d'un attentat en 2008, était connu pour sa présence marquante dans le débat public. Condamné dans plusieurs affaires et rapidement incarcéré, il avait quitté la Corse en 1996 au milieu de rivalités internes au sein de la mouvance nationaliste. Sa vie le conduira ensuite dans divers pays comme les États-Unis et le Nicaragua, où il était impliqué dans le secteur des jeux. Dans le milieu, il était connu pour son intelligence stratégique et son savoir-faire politique [source: France 3].
Son frère, Guy, assassiné en 1983, reste également une référence marquante dans l'histoire conflictuelle de la Corse. L'assassinat d'Orsoni est perçu comme une nouvelle étape significative de la violence persistante dans la région, selon des experts et commentateurs. Certains soulignent l'urgence d'un dialogue pour apaiser les tensions qui continuent de diviser la société corse [source: Franceinfo].







