Suite à un rassemblement fervent devant la cité scolaire de Montesoru à Bastia, une réunion cruciale s'est tenue le 15 janvier, rassemblant les acteurs clés : le Rectorat, la Collectivité de Corse ainsi que des représentants de la communauté éducative. Cette concertation a débouché sur des engagements concrets en matière de sécurité, bien que certaines préoccupations demeurent.
Ce jeudi, les discussions ont été hantées par les inquiétudes persistantes des personnels de l'établissement, qui inclut les lycées Paul-Vincensini et Fred-Scamaroni. Les échanges ont été marqués par un appel à des actions concrètes, relayé par des communiqués et mobilisations préalables. Un calendrier de travail a donc été arrêté, prévoyant des rencontres les 5 et 14 février, comme l'a souligné Michel Piferini, directeur de cabinet du Recteur de l’Académie de Corse, qui a salué « l'esprit constructif » des participants.
Malgré l'atmosphère constructive, Piferini a ajouté qu'une situation « difficile » avait été évoquée, tout en relativisant les faits rapportés : « cinq incidents ont été signalés en six mois, sur une population scolaire de 2 000 élèves ». Bien que reconnus comme « abondants », ces incidents ont été traités efficacement, selon lui.
Sur le front des efforts de la Collectivité, Lauda Guidicelli-Sbraggia, conseillère exécutive, a souligné la nécessité d’une collaboration enrichissante : « Il y avait besoin qu’on se parle, qu’on s’écoute ». Ces échanges ont permis de poser des jalons précis pour les prochaines étapes, notamment sur la sécurité physique des infrastructures scolaires.
La Collectivité a déjà injecté 990 000 euros en 2025 et s'engage à rechercher d'autres financements pour garantir un environnement d'apprentissage serein. Les avancées ont été applaudies, mais des cautions demeurent, surtout de la part de l'intersyndicale, qui a exposé des craintes quant aux moyens alloués. Marie-Catherine Giacobbi, du SGEN-CFDT Corsica, a noté la nécessité d’ajuster les ressources, mentionnant que « la taille et la configuration de notre cité scolaire doivent être prises en compte ».
Le chemin à parcourir reste vasté, mais ces rencontres marquent une étape significative vers une amélioration des conditions d'enseignement et de vie pour les élèves de Montesoru. C'est un début, mais la prudence est de mise, car les attentes des enseignants et des parents demeurent élevées envers les autorités pour la sécurité de leurs enfants.







