A Lyon, le 25 février, le procès en appel de Rabah Souchi, ancien commissaire de police, met en lumière des enjeux cruciaux concernant la responsabilité policière. Accusé d'avoir ordonné une charge lors d'une manifestation de gilets jaunes à Nice en mars 2019, Souchi a vu le parquet requérir une peine de six mois de prison avec sursis. Au cœur de cette affaire se trouve Geneviève Legay, une militante alors âgée de 73 ans, qui avait été gravement blessée lors des incidents.
Souchi, qui est actuellement directeur adjoint de la police municipale de Nice, a affiché à la barre son refus de toute responsabilité quant aux blessures de la manifestante. Cette nouvelle audience a noté l'attente des soutiens de Legay, dont Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France, a rapporté : "Je veux que justice soit rendue". Ces mots viennent rappeler l'impact durable de cette affaire sur Geneviève Legay, maintenant âgée de 80 ans. Les séquelles subies restent omniprésentes dans sa vie quotidienne.
Décision mise en délibéré au 23 juin
L'issue de ce procès en appel est particulièrement attendue, surtout après que l'avocate générale a demandé la même peine que celle prononcée en première instance, mais sans gravité sur le bulletin de casier judiciaire de Souchi. Ce point a suscité une vive inquiétude parmi les défenseurs des droits, qui craignent que cette absence d'inscription ne permette à Souchi de continuer à travailler dans des postes liés à l'ordre public.
Raphaël Pradeau a exprimé une prudente inquiétude en déclarant : "On espère que le tribunal suivra, mais on est déçu qu’il n’y ait pas de demande d’inscription au casier judiciaire". La décision finale sera rendue le 23 juin, suscitant des espoirs, mais aussi des craintes quant à l'avenir de l'engagement civique en France.







