L'aéroport de Castres pourrait être confronté à un avenir incertain. Actuellement, il n'accueille qu'une seule compagnie aérienne, Chalair, qui assure le service vers Orly. Le ministre des Transports a confirmé que le gouvernement ne soutiendra plus cette ligne, ce qui soulève des inquiétudes parmi les habitants.
Interrogé au Parlement par le député macroniste Jean Terlier, soucieux de la connexion entre la région et la capitale, Philippe Tabarot a indiqué que, selon les réglementations actuelles de la loi de finances, l'État ne pourrait plus soutenir financièrement cette ligne au-delà de mai prochain.
"Néanmoins, l'aéroport ne fermera pas, a rassuré le ministre. Il continuera d'accueillir des vols d'affaires et son activité militaire, cruciale pour la région, notamment avec la présence du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine. Il est essentiel que les collectivités locales trouvent un consensus pour financer les travaux de sécurité nécessaires au maintien de l'aviation commerciale," a-t-il ajouté.
Le député Terlier, qui se prépare à candidater aux prochaines élections municipales, avait déjà exprimé ses inquiétudes en janvier, adressant un message à la ministre des Armées Catherine Vautrin sur l'avenir de la desserte de l'aéroport. Le budget de mise en conformité et d'aménagement est estimé à 7,7 millions d'euros, un montant jugé difficile à supporter uniquement par le syndicat gestionnaire et les collectivités.
Déjà en 2023, l'État avait signifié que la subvention pourrait devenir moins essentielle avec la finalisation de l'autoroute A69, un projet vivement contesté. Son achèvement devrait permettre aux résidents du Tarn de rejoindre Toulouse pour prendre l'avion, réduisant ainsi la nécessité d'une liaison aérienne directe avec Paris.







