Une pétition, ayant recueilli près de 730 signatures, demande à Emmanuel Macron d'honorer la mémoire de Samuel Paty, le professeur d'histoire-géographie tragiquement assassiné en octobre 2020 par un terroriste islamiste. Des figures publiques telles qu'Élisabeth Badinter et Bernard Cazeneuve ont également exprimé leur soutien pour cette initiative.
Invité de RTL le 1er avril, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a précisé qu'il n'était pas en faveur de cette panthéonisation, « à titre personnel ». Selon lui, le Panthéon est « plutôt dédié à ceux qui, par leur création ou leur engagement, ont marqué l'histoire de la nation ». En précise, il a évoqué Samuel Paty comme un « symbole », rappelant qu'il a été victime d'un acte odieux.
Pourtant, le débat fait rage. Joëlle Alazard, présidente de l'Association des professeurs d'histoire-géographie, a estimé que « le temps de panthéoniser Samuel Paty est venu ». Elle souligne que « cinq ans après les faits et après le passage de la justice, nous ne sommes plus dans le temps de la commémoration mais de l'action », mettant ainsi en avant l'importance d'une reconnaissance institutionnelle de son sacrifice.
Les opinions divergent au sein de la société française sur cette question sensible, entre ceux qui voient en Samuel Paty un martyr de la laïcité et ceux qui estiment que son action éducative ne répond pas aux critères traditionnels de la panthéonisation. Ce débat met en lumière les enjeux de mémoire, d'éducation, et d'engagement civique dans une France en quête de repères.







