Éric Ciotti a récemment fait écho à un appel qu'il a lancé aux policiers municipaux de Saint-Denis pour venir renforcer les rangs de Nice. Cette initiative est survenue après l'annonce d'un projet de désarmement progressif de la police municipale par le nouvel élu de la France insoumise, Bally Bagayoko.
Le maire de Nice, Éric Ciotti, un proche du Rassemblement national, a déclaré avoir reçu cinq candidatures de policiers de Saint-Denis depuis ce lancement, provoqué par la décision de leur nouveau maire de restreindre leurs moyens d'action.
Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis, a récemment affirmé que la ville entamera un « processus de désarmement », qui touchera en priorité les lanceurs de balles de défense (LBD). Une telle décision a suscité des inquiétudes parmi les policiers, compliquant davantage une situation déjà tendue, avec des informations faisant état de « 90 demandes de mutation » en raison de ces changements.
« Un appel » lancé la semaine dernière
Sur BFMTV/RMC, Éric Ciotti a révélé que sa mairie a accueilli ces cinq candidatures, qui ont vu le jour après un sentiment d'insécurité croissant parmi les policiers face à la décision du maire Bagayoko, considérée par certains comme une « cible dans le dos » des agents.
Bally Bagayoko a indiqué sur France Inter que les policiers municipaux pourraient « potentiellement » conserver des armes à feu jusqu'à la fin de son mandat, affirmant que le port d'armes serait réservé à certaines patrouilles spécifiques et circonstances. Le maire a également souligné sa « confiance » dans le « professionnalisme » de ces policiers, qui ont su s'adapter à des contextes mouvants, rappelant qu’ils n’étaient pas armés avant 2020.
Cette situation illustre les questions épineuses autour de la sécurité publique et des moyens accordés aux forces de l'ordre dans les communes sensibles, un enjeu qui pourrait influencer la dynamique politique dès les prochaines élections.







